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mercredi 9 avril 2008

Pétition pour la fin des violences au Tibet

Après presque 50 ans de règne chinois, les tibétains lancent un appel mondial pour le changement. Le régime chinois est en ce moment même en train de faire un choix crucial entre une répression encore plus dure et le dialogue. Le Président Hu Jintao a besoin d'entendre que le "Made in China" et les Jeux Olympiques de Pékin n'auront le soutien des peuples du monde que s'il choisit le dialogue. Mais il faudra une avalanche de pouvoir populaire mondial pour obtenir son attention.
Cliquez ci-dessous pour signer la pétition. En seulement 3 jours, la campagne est déjà à mi-parcours de son but d'1 million de signatures!


Cliquez ici

vendredi 21 mars 2008

Mardi 25 Mars

Rendez-vous à 8H30 devant l'amphi A pour diffuser les tracts sur les expulsions des étudiants sans papiers, faire signer la pétition (déjà 1945 signataires) et faire des interventions en cours.

Le soir aura lieu un débat public à la maison des avocats :


A la sortie de ce débat le comité de soutien des étudiants sans papiers de l'Université Paul Valéry organise une réunion publique ouverte à tous sur le peyrou à 20H15

Nous comptons sur vous.

jeudi 20 mars 2008

Ali reste en France...

Le commissaire de la république a demandé l'annualation de l'Obligation de Quitter le Territoire Français. L'avocate a plaidée avec un dossier solide et avec le soutien de deux élus locaux, de professeurs, de syndicalistes et d'étudiants munis de la pétition (1945 signatures).

Bref ce fut une bonne journée, après un article paru dans le Montpellier plus, plus de 1200 signatures, l'arrivée de France 3 et de 7L et pour finir la journée un tel réusltat.

Comme quoi nous devons continuer

mercredi 19 mars 2008

Informations diverses sur le comité de soutien aux étudiants sans papiers

Jeudi 20 Mars : Une journée importante

Nous recherchons le plus de volontaires possible pour nous aider jeudi.
Deux point de rendez-vous sont prévus : 8H30 et 12H30 devant l'Amphi A
Les priorités de la journée :
- Tractage
- Pétition
- Interventions dans les cours
Nous devons être nombreux pour pouvoir accroître le nombre de signatures (à ce jour 676) et surtout pour inviter les gens à venir nombreux devant le tribunal administratif ce jeudi à 16H30 pour soutenir Ali, étudiant américain d'origine palestinienne en passe d'être expulsé.

Plan d'accès ici

Mardi 25 Mars : Une affaire vous concernant

De 18H00 à 20H00 est organisé par le Syndicat des Avocats de France un débat public sur le thème suivant : "Nouvelles pratiques de police d'interpellations à domicile et de convocations par les services de police des étrangers sans papiers au motif -Affaire vous concernant-"
Ce débat aura lieu à la maison des avocats, 14 rue Marcel des Serres (Arceaux), à Montpellier.

Plan d'accès ici

A la suite de ce débat, à 20H15 sur l'esplanade du peyrou est organisé une réunion ouverte sur le thème des étudiants sans papiers. Cette réunion permettra d'établir le contact avec les volontaires et les organisations.

Cette affaire nous concerne tous,
Venez nombreux

lundi 17 mars 2008

Mardi 18

Dès 8H30 jusqu'à 12H diffusion de la pétition à l'entrée de l'Université, toute personne motivée est la bienvenue.

19H00 Réunion sur le thème des étudiants sans papiers, que faire face à ce problème ?

20H15 Projection / Débat à l'Amphi H


Prochaine Assemblée Générale prévue Jeudi 20 à 12H30 Amphi A

vendredi 14 mars 2008

Programme de la semaine

LUNDI :

8H00 : Rendez vous devant l'Amphithéatre A
Diffusion de tracts, Diffusion d'une pétition contre l'expulsion des étudiants sans papiers, Intervention dans les cours

MARDI :

19H00 : Réunion ouverte, Salle Archéologie 1
20H15 : Projection Débat, Amphithéatre H

JEUDI :

8H00 : Rendez vous devant l'Amphithéatre A
Diffusion de tracts, Diffusion d'une pétition, Intervention dans les cours
16H30 : Rassemblement devant le tribunal administratif de Montpellier lors du recours d'Ali, étudiant d'origine palestinienne potentiellement expulsable.

PLUS D'INFOS SUR le blog des étudiants de l'Université Paul Valéry contre les expulsions des étudiants sans papiers

mardi 4 mars 2008

ASSEMBLEE GENERALE

Une Assemblée Générale est prévue pour le Jeudi 13 Mars à 12H30 AMPHI A

Lors de cette assemblée nous aborderons divers thèmes :
- Applications de la LRU
- Plan Réussite en Licence
- Rapport Pochard
- Plan Campus
- Logements étudiants
...

Dans certaines universités l'application de la LRU donne lieu à des frais d'inscriptions dépassant le millier d'euros pour la rentrée 2008. Le Plan Réussite en Licence va s'appliquer aux premières années dès la rentrée 2008. Le Rapport Pochard va completement déconstruire les structures d'enseignement du primaire au supérieur. Le Plan Campus va créer une baisse de budget de plus de 20 % pour 74 universités tandis que les 10 pôles d'excellences auront une augmentation de l'ordre de 30 %. La question du logement étudiant est primordiale en ce moment, certaines cités universitaires ont déjà entrepris de rénover leurs bâtiments en faisant de deux chambres un seul studio, réduisant de moitié leur capacité d'accueil.

Dans un tel contexte les étudiants doivent montrer leur détermination à sauvegarder leurs acquis, à défendre leurs droits et à exiger un engagement à long terme de l'état aux côtés des universités et pour les universités afin d'assurer un service public de qualité et ouvert à tous.

Etudiants, étudiantes, Mobilisons-nous !!!

Assemblée Générale
Jeudi 13 Mars
12H30 AMPHI A

Résumé de la réunion de mobilisation

Bonjour,

Hier soir a eu lieu une réunion de mobilisation où étaient présents le comité de mobilisation, un représentant de Sud étudiant et des mobilisés.

Lors de cette réunion plusieurs décisions ont été prises :

- Mercredi le point info / petit déjeuner commencera dès 08H00, tout le monde est invité à participer et à amener des gâteaux, jus de fruits...

- Un tract commun Sud étudiant / Comité de mobilisation est en cours d'élaboration

- Une réunion de mobilisation est prévue Vendredi à 14H00 au local de Sud étudiant ou dans la Salle Archéo

- Une Assemblée Générale va être organisée

- Se présentera aux élections des conseils une liste commune Sud étudiant et Comité de Mobilisation, tout soutien est le bienvenu

jeudi 28 février 2008

Rappel

Concert de soutien au mouvement pour financer l'impression de tracts et d'affiches sur les nouvelles réformes, le rapport pochard, le plan campus, la refonte des bourses, la réforme du système APL/ALS...
Vendredi 29 Février
21h
Blue up

avec Analistik et Skeleton band

VENEZ NOMBREUX

Appel à contribution

Cherchons toutes sortes d'image, de photo, de vidéos, prise pendant le mouvement (LRU ou CPE), afin de les utiliser sur un documentaire que l'on essaie de monter en ce moment. Un documentaire sur le thème de la parole, avec comme toile de fond les mouvements étudiants.
Contact : pereirachristo@yahoo.fr
Merci bien

mardi 26 février 2008

Concert de soutien

Vendredi 29 Février

21h
Blue up

avec Analistik et Skeleton band

Point Info hebdomadaire

Demain se tiendra le point info hebdomadaire de 9H00 à 17H00. Selon les conditions météos il se fera soit à l'entrée de la fac soit sur le parvis des amphis.

Un petit déjeuner est organisé. Nous appellons les bonnes volontés à participer, amenez ce que vous pouvez, gateaux, pain, confiture, jus de fruits...

Merci d'avance

samedi 23 février 2008

Valérie Pécresse précise les contours du "plan campus"

La ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a présenté en conseil des ministres, mercredi 6 février, le cahier des charges et le calendrier du "plan campus" qui devrait faire émerger dix pôles d'excellence capables d'attirer en France les meilleurs chercheurs et étudiants. Une idée chère à Nicolas Sarkozy, inscrite dans la lettre de mission de Mme Pécresse. Le 29 novembre 2007, le président de la République avait précisé que le produit de la vente de 3 % du capital d'EDF, évalué alors à 5 milliards d'euros, servirait à financer ce programme.


Les projets déposés par les universités seront sélectionnés par un comité composé de huit personnalités, issues du monde de l'université, de la recherche et de l'entreprise. Anne-Marie Idrac, présidente de la SNCF, et Gilles Pélisson, directeur général du groupe Accor, feront partie du jury.

Les dossiers seront jugés selon quatre critères : "L'ambition pédagogique et scientifique", "l'urgence de la situation immobilière", "le développement d'une vie de campus" et "la cohérence du projet vis-à-vis du territoire concerné". Ils devront suivre un cahier des charges précis et privilégier les opérations de partenariat public-privé en matière d'investissement et de gestion immobilière.

LISTE DÉVOILÉE AU PRINTEMPS


Selon l'entourage de la ministre, plusieurs universités pourraient être réunies dans un même projet. La liste des premiers campus sélectionnés sera dévoilée au printemps. Un second appel à projets sera lancé à l'automne. Le démarrage opérationnel des campus retenus est prévu début 2009.

L'annonce de ce programme est accueillie plutôt favorablement par la Conférence des présidents d'université (CPU). "Nous ne sommes pas opposés au ciblage de moyens sur quelques pôles universitaires de niveau mondial ou européen, indique Michel Lussault, président de l'université de Tours et porte-parole de la CPU, mais il ne faut pas que cet effort se fasse au détriment de projets plus modestes mais aussi indispensables."


Du côté des organisations étudiantes, la crainte d'un enseignement supérieur à deux vitesses est plus présente. "Le plan campus ne doit pas être un moyen d'instaurer un système concurrentiel", prévient l'Unef. Une mise en garde qui survient après la publication du rapport Attali, dont les propositions jugées trop libérales par les syndicats étudiants ont réveillé les craintes d'un système à l'américaine, avec d'un côté des universités de recherche et de l'autre des "community colleges", qui accueillent des étudiants "locaux" et proposent des formations courtes.

Article du quotidien "Le Monde" du 6 Février.

Sur le site du Ministère de la recherche on peut aussi lire ceci :
« L'opération campus » vise à rénover et à redynamiser les campus existants grâce à un investissement massif et ciblé, pour créer de véritables lieux de vie, fédérer les grands campus de demain et accroître leur visibilité internationale.


Petites précisions :

Il y a un apport de 5 Millions d'Euros pour ce plan campus et une hausse de 30 % de la dotation globale des universités. Cependant 42 % de cette dotation globale ira aux 10 pôles d'excellence, les 74 autres devront se partager les 58 % restant. Les universités n'étant pas identifiées comme des pôles d'excellence verront donc une baisse de budget de 12 %. Sur l'Université Paul Valéry nous avons déjà subis une baisse de 38 % l'année passée (certains départements tels que Sciences du Langage ont eu jusqu'à 55 % de réduction budgétaire).

Le plan campus va définitivement creuser l'écart entre dix universités bien côtées où les frais d'inscriptions devront vite exponentiels (Grâce à la LRU certains Masters coutent déjà plusieurs milliers d'euros) et les autres universités qui n'auront pas le budget nécessaire pour les rénovations et les frais de fonctionnement.

vendredi 22 février 2008

Résumé de la réunion de mobilisation

En bref :

- Le point info quotidien devient un point info hebdomadaire tenu tout les mercredis de 9H00 à 17H00.

- Le mercredi sera assuré un petit déjeuner où toute contribution est la bienvenue (gateaux, pain, confiture, jus de fruit...)

- Des tracts doivent être rédigés sous peu co-signés par Sud étudiant.

- Des interventions dans les cours doivent être organisées tout les jours dès lundi entre 12H00 et 14H00

Nous appellons tout le monde à s'interesser aux nouvelles réformes :
lru, rapport pochard, plan campus, plan logement...

mercredi 20 février 2008

Réunion de mobilisation

Rendez-vous des mobilisés et de ceux qui souhaitent se mobiliser à 18H00 demain avec Sud étudiant, au local de Sud, à la Maison des étudiants.

dimanche 17 février 2008

Changement de programme

Demain un petit déjeuner étais prévu.
Du fait de conditions météorologiques défavorables le petit déjeuner est reporté à mercredi matin dès 09H00.

Merci

mercredi 13 février 2008

Vernissage d'une exposition photo sur le mouvement

Mercredi 20 Février à 18H30
Vernissage d'une exposition photo sur le mouvement par Lisa.


Dans le Magasin
RB PHOTO
32 rue JJ Rousseau
34000 Montpellier
04.67.41.25.17

Cette exposition sera visible pendant un mois.


Agrandir le plan

mardi 12 février 2008

Rappel

Demain Mercredi 13 Février à 17H15 Amphi A aura lieu une projection du film "Universités, le Grand soir" de Thomas Lacoste.
(Pour en savoir plus sur ce film cliquez ici)

Cette projection sera suivie d'un débat avec des enseignants de Montpellier II et de Montpellier III.

Les thèmes abordés pendant ce débat seront la LRU, le rapport Pochard, le plan réussite en Licence, le plan Campus ...



Pour ceux qui ne l'ont pas encore signé une pétition nationale contre la répression des mouvements sociaux est en ligne sur http://stop-repression.blogspot.com. N'hésitez pas à faire circuler l'adresse de cette pétition.

samedi 9 février 2008

Petit déjeuner

Le rapport pochard viens de sortir. Le résumé de ce dernier est disponible un peu plus bas sur cette page mais afin de maximiser sa diffusion nous avons besoin de distribuer ce résumé sous forme de tracts.

Afin de pouvoir faire assez de tracts nous appellons toutes les bonnes volontés à participer à la création d'un vrai petit déjeuner lundi 18.

Pour ceux qui se sentent de cuisiner il faudrait faire des gateaux afin de les vendres. Les autres pourront participer en amenant du pain, de la confiture, du jus de fruits...

Le tout sera vendu au profit du mouvement et les bénéfices serviront à imprimer des tracts pour informer sur le rapport pochard.

Merci d'avance de votre contribution.
Afin de s'organiser merci de nous contacter à mouvement.montpellier@gmail.com

jeudi 7 février 2008

Projection Débat

Parce que la mort des facs est l'affaire de tous !!!

Projection du film "Universités, le grand soir" de Thomas Lacoste.

Suivi d'un débat ouvert à tous avec divers enseignants de Montpellier II et de Montpellier III.

Le 13 Février 2008
Université Paul Valéry
Amphi A 17H15

Le rapport pochard en 10 points clés

LE RAPPORT POCHARD
Remise en question du métier d'enseignant
10 Points clés pour comprendre cette réforme


  • L'autonomisation :


  • Le rapport Pochard propose l'autonomisation des régions voire même des établissements scolaires. De ce fait ce rapport remet en question le cadre national d'enseignement en créant des disparitées au niveau des enseignements et permettant à la subjectivité des enseignants de supplanter le contenu des enseignements, ces derniers seraient donc potentiellement affectés par des valeurs idéologiques.

  • La mise en concurrence :


  • Après les universités, la mise en concurrence des établissements scolaires est à l'ordre du jour. Sous prétexte de motiver les enseignants le rapport pochard privilégie un système de concurrence accrue. De ce fait il y aura un classement des établissements avec de réels fossés empêchant des enseignants ayant commencé dans un établissement mal classé de pouvoir être affecté dans un de « meilleur niveau ».

  • Le fonctionnariat :


  • C'est une remise en question directe du statut de fonctionnaire dans l'éducation nationale. L'idée qu'être enseignant c'est pour la vie est donc révolue. Les fonctionnaires doivent être remplacés petit à petit par des postes de contractuels, soumis à évaluation et potentiellement victimes de licenciement. Ces contractuels seront recrutés pour des périodes aléatoires, la plupart du temps en contrat à durée déterminée.

  • Les salaires :


  • Malgré les préjugés les enseignants sont les fonctionnaires les moins bien rémunérés. En effet ils ne disposent pas des mêmes primes que les autres fonctionnaires. Selon l'idée de Nicolas Sarkozy « travailler plus pour gagner plus » les enseignants devront assurer plus de cours, être en charge de plus d'élèves pour gagner plus. Cela peut nuire à la qualité des enseignements mais cela nuit aussi au recrutement car deux personnes travaillant 45 heures chacune valent mieux que trois qui travaillent 30 heures, de ce fait il y aura forcément moins de recrutement.

  • Les rôles des enseignants :


  • Le rapport pochard crée l'idée de multifonctionnalité des enseignants. Ces derniers devront parfois enseigner plusieurs matières, qu'ils soient ou non formés pour le faire. Afin de réduire les coûts en ressources humaines les enseignants auront plusieurs tâches supplémentaires à accomplir, ils remplaceraient les pions et pourraient même devoir assurer une fonction de « flicage ». L'enseignant doit certes faire attention aux enfants dont il s'occupe mais ce n'est pas son rôle d'assurer une fonction de policier. Couplée avec l'idée de fichage des enfants turbulents considérés comme « pré-délinquant » par Nicolas Sarkozy cette mesure est une grave atteinte aux droits de l'enfant.

  • Le rôle des chefs d'établissements :


  • En plus de leurs rôles actuels ils auraient un rôle de délateur. Ils seraient en charge de surveiller ses enseignants et de dénoncer auprès de l'inspecteur d'académie tout écart ou « comportement suspect ». Assurer un contrôle de la qualité d'enseignement est nécéssaire, c'est le rôle de l'inspecteur d'académie. Cette réforme laisse place à des délations mensongères basées sur des conflits personnels ou idéologiques.

  • La féminisation :


  • Il s'agit ici d'une politique de discrimination positive. Le constat est certes juste, la parité est loin d'être atteinte. Cependant cette politique n'est pas une solution. Embaucher une femme à cause de son sexe c'est renier ses compétences. Les hommes et les femmes devraient avoir une égalité assurée au niveau de l'emploi mais mettre le sexe comme facteur principal de recrutement est nuisible aux statuts des employées car celles-ci ne seraient pas considérées comme qualifiées par les autres employés mais comme ayant été recrutées grâce à leur sexe.

  • Le recrutement :


  • Le rapport vise à restructurer le recrutement. Le CAPES et l'Agrégation risquent fortement d'être supprimés au profit d'un recrutement au niveau Master suivit une petite formation et de plusieurs années de formations sur le terrain où les nouveaux arrivants seraient sous payés. De plus avec un dispositif de suppression des dispositifs de pré-retraite les jeunes seront moins recrutés au profit de séniors.

  • L'avenir de l'enseignement :


  • La structure d'enseignement est directement en danger. Le contenu des enseignements seront remis en cause du fait de la qualité de formation des enseignants. Un professeur formé en Histoire sera potentiellement professeur de Mathématiques ou de Sport. La multifonctionnalité de l'enseignant met donc directement les enseignements en danger. Le gage de qualité des enseignements ne sera plus assuré et les enseignants seront contraints à assurer des cours pour lesquels ils ne seront pas forcément formés

  • L'avenir de l'enseignant :


  • L'enseignant devra assurer de nombreux rôles. Il devra enseigner une ou même plusieurs matières pour lesquelles il ne sera pas formé. Il devra aussi assurer le rôle de surveillant qui risque de disparaître. Enfin il devra fliquer ses élèves et faire des rapports sur les élèves agités, ces rapports constitueront un fichage des enfants turbulents, qu'ils soient hyperactifs ou qu'ils aient des problèmes familiaux ou psychologique. Les enseignants participeront donc à une catégorisation des enfants agités comme des pré-délinquants.

    Refusons ce Rapport Pochard, véritable mode d'emploi pour l'élaboration d'une loi réformant l'éducation nationale. Cette politique met en danger nos structures d'enseignements. Mobilisons-nous pour ne pas laisser ce gouvernement détruire notre système d'enseignement au profit d'un système basé sur le piston, la rentabilité et la démagogie. Ce rapport ne vise pas à instaurer une meilleure pédagogie mais à introduire dans le système éducatif français une déresponsabilisation de l'état et une concurrence accrue des écoles.

    MOBILISONS-NOUS

    mercredi 6 février 2008

    Si on vote mal, on doit revoter...

    Non au forcing pour l’application de la LRU à l’Université de Rennes 1 !
    Oui à une Université répondant à la mission de service public d'enseignement supérieur et de recherche !


    Compte-Rendu d'un Enseignant-Chercheur à Rennes 1 :

    Le CA de l’Université de Rennes 1, réuni le 30 janvier 2008, vient de rejeter — à 26 voix pour, 9 contres, 8 abstentions — les nouveaux statuts proposés pour leur mise en conformité avec la LRU. Il fallait 29 voix pour que ces statuts soient acceptés.
    Monsieur Goasguen, 1er vice-président de l’université nous explique dans un mail adressé à la liste « UR1-santé » du 1er février 2008 que « les motifs de ce rejet ne sont pas relatifs au texte, mais à une opposition de principe au texte de la LRU » !
    « En conséquence, un nouveau conseil sera réuni le vendredi 8 février à 14 h 30 pour un nouvel examen. S’il n’était pas voté – comprendre accepté –, nous serions dans une position très difficile, car la loi prévoit que les nouveaux conseils doivent être installés avant le 11 août 2008 ». Est-ce cela la démocratie ? On vous demande de voter et si vous votez « mal », on vous fait recommencer jusqu'à ce que vous votiez « bien » !
    Après avoir tout fait pour étouffer le mouvement des étudiants (contrôle des étudiants mobilisés, interdiction de tenir des tables d’information, fermeture des locaux, répression des « blocages » même les plus pacifiques et intervention de milices policières privées...), après avoir méprisé les personnels et leurs représentants (suppression de la liste de diffusion « infos-loi-autonomie », préparé la LRU à la CPU sans le moindre mandat de ses conseils...), la Présidence de l'Université veut faire revoter le CA jusqu'à ce qu'elle obtienne un résultat qui les
    satisfasse : c'est leur conception de la démocratie, ne les laissons pas faire !
    Oui ! il y a une « opposition de principe » des représentants des personnels et des étudiants au CA de l’université de Rennes 1 à la LRU.
    Si les statuts ont été refusés par le CA, c'est bien parce qu’en voulant se conformer à la LRU, ils remettent en cause la collégialité et l'organisation en disciplines qui structurent l’Université :
    Ils diminuent de moitié le nombre de membres du CA
    Ils diminuent la proportion de membres élus au profit des membres nommés
    Ils réduisent à la portion congrue les représentants des collèges BIATOSS et étudiants
    Ils donnent au seul Président un pouvoir exorbitant, notamment sur la gestion des emplois et des missions
    Ils remplacent les actuelles commissions de spécialistes par des comités de sélection nommés par le Président et dont les travaux échappent à tout contrôle par les pairs

    Dénonçons cette manipulation ! D’autres CA ont rejeté leurs nouveaux statuts. Il est évident que plus le nombre d’universités refusant ainsi d’appliquer la LRU sera grand, plus Madame Pécresse sera contrainte d’abroger sa loi.


    Partout en France la contestation continue. Certes elle a pris d'autres formes et n'est pas médiatisée mais elle est bien là. Des étudiants refusent de laisser cette loi passer. Des enseignants eux aussi protestent. Nous devons à nouveau nous mobiliser pour ne pas laisser cette réforme catastrophique détruire l'Université Publique.

    ENSEMBLE MOBILISONS NOUS

    mardi 5 février 2008

    Le rapport pochard

    Bonjour à tous,

    Le rapport de la commission sur le métier d'enseignant a été rendu public hier. Après l'avoir largement parcouru (je n'ai pas encore eu le temps de lire les 271 pages mais vous pouvez télécharger ce "livre vert" ici) je vais tenter de mettre en évidence certains points :


    - Premièrement : la féminisation des postes d'enseignants. En effet pour atteindre la parité des femmes seront recrutées pour leur sexe et non pour leurs compétences. En effet les femmes doivent avoir les mêmes droits que les hommes mais cette discrimination positive n'est pas réellement positive pour elle car c'est leur nier toute qualité. Le sexisme est un des problèmes récurents de notre société mais au final cette politique n'est qu'une prolongation de ce problème. Ce n'est pas une réponse aux mentalités sexistes. En ce moment il y a un machisme qui fait que pour un recrutement si tu as un homme et une femme de même compétence, c'est l'homme qui est presque systématiquement pris. Obliger un recrutement de femme c'est inverser le processus mais ce processus reste injuste. Au final personne n'est équivalent. On ne devrait pas choisir au sexe, que la preference soit pour l'homme ou pour la femme. Les femmes au contraire sont plus motivés en général car elle savent que il y a cette barrière. Que ce soit femme ou homme il y a des gens compétents pour tout les métiers. La parité devrait être un fait, la discrimination par le sexe ne devrait pas être un critère de sélection. Les hommes et les femmes devraient avoir une égalité assurée au niveau de l'emploi mais mettre le sexe comme facteur principal de recrutement est nuisible aux statuts des employées car celles-ci ne seraient pas considérées comme qualifiées par les autres employés mais comme ayant été recrutées grâce à leur sexe.

    - Secondement le rapport institue une multifonctionnalité des enseignants. Afin de réduire les coûts les enseignants auront plusieurs tâches supplémentaires à accomplir, ils remplaceraient les pions et pourraient même être amener à fliquer leurs élèves. La politique d'ultrasécuritarisme qui est de rigueur dans notre société rentre ainsi à l'école. Avec ces nouvelles dispositions les enseignants auront un triple rôle, enseigner, s'occuper des locaux et des enfants et enfin jouer le rôle du flic. Accouplé avec la logique de fichage mise en place pendant les précédents gouvernements ce nouveau statut introduit une logique de caricature des enfants dits "turbulents". L'enseignant doit certes faire attention aux enfants dont il s'occupe mais ce n'est pas son rôle d'assurer une fonction de policier. Nicolas Sarkozy disait dans le Parisien : « Il faut agir plus tôt, détecter chez les plus jeunes les problèmes de violence. Dès la maternelle, dès le primaire, il faut mettre des équipes pour prendre en charge ces problèmes. — Dès la maternelle ? — Oui ! ». C'est cette politique de fichage qui est en train de s'instaurer. Vous pouvez aussi consulter à ce sujet le site de la ligue des droits de l'homme à toulon

    - Troisièmement il y a autonomisation des régions. De ce fait tout comme pour les universités les écoles seront soumises à la concurrence et les politiques éducatives seront variables selon les directives des collectivités territoriales. De plus les enseignants issus de telle ou telle école ne pourront pas être embauchés dans telle autre école car ils seront catalogués comme professeurs bas de gamme. Comme on peut le lire dans un article de Libération (consultable ici) "Pour Nicolas Sarkozy, la cause est entendue : il suffit de supprimer la carte scolaire et de la remplacer «par rien». Le simple jeu de la concurrence entre écoles et collèges permettra alors d'augmenter la qualité de tous les établissements, chacun pouvant librement développer son projet pédagogique et trouver sa niche sur le marché éducatif." La mise en concurrence des écoles est au centre de ce débat, dans le Monde (Consultable ici) on peut lire "Dans un premier temps, le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, avait seulement affiché sa volonté de renforcer l'évaluation des résultats des élèves en primaire. En modifiant, dès la prochaine année scolaire, les deux "évaluations nationales" : des tests, que passent tous les élèves de CE1 et de CM2, qui servent de points de repère aux enseignants et à l'administration et nourrissent les statistiques de l'éducation nationale. En précisant, le 11 décembre, que ces résultats "seront rendus publics école par école dès la rentrée 2009", le ministre a pris le risque de réveiller l'hypersensibilité des enseignants sur ce thème."

    - Quatrièmement, ce rapport vise à libéraliser l'enseignement. En effet le statut de fonctionnaire est directement visé. Les enseignants titulaires seraient remplacés petit à petit par des enseignants contractuels. De ce fait ils pourront être licenciés. Comme on peut le lire dans un article de Libération (Consultable ici) "Au-delà de l’érosion de leur pouvoir d’achat, beaucoup ont acquis la conviction que le service public de l’éducation est aujourd’hui menacé. Avec 11 200 postes supprimés à la rentrée 2008, il est en première ligne. En ce moment, chaque établissement reçoit son nombre de postes pour l’an prochain, découvrant les coupes. La multiplication attendue des vacataires et des contractuels, ajoutée à l’appel pressant à faire des heures supplémentaires, contribue à l’impression d’une profession de moins en moins reconnue."

    Le rapport est assez long et modifie complètement le statut d'enseignant et l'idée même d'enseignement. Il est long mais des resumés seront probablement disponibles d'ici quelques semaines. En attendant vous pourrez le consulter ici

    Après avoir commencer de réformer les universités le gouvernement continue avec les lycées, les collèges et les primaires. Quelle sera la prochaine cible de la mise en concurrence ? Les maternelles et les crèches peut-être ?

    Repression policière sur le campus de Paris XIII

    Voici le message de Paris XIII :


    "La visite de la ministre de l’Enseignement Supérieur jeudi 30 janvier à paris 13 aura été l’illustration malheureuse de la criminalisation de la contestation sociale.
    Présentée comme une rencontre avec les étudiants et personnels, le dialogue a très vite montré ces limites : la présidence, visiblement irritée par la protestation non violente d’une partie des participants, leur a bloqué l’accès à l’amphi bien que tous les étudiants aient été conviés à ce débat. Un cordon sécuritaire composé majoritairement de policiers en civil s’est opposé à l’entrée de ces étudiants. La tension montante, une bousculade a eu lieu sans qu’aucun coup n’ait été porté par les étudiants. Suite à cet évènement, deux d’entre eux ont été mis en garde à vue. Une instruction est en cours, appuyée par une plainte déposée par la présidence. Ces deux personnes risquent d’être inculpées pour dégradation de biens publics, violence envers des représentants de la force publique et incitation à la rébellion.
    Toutes les personnes présentes lors de cet évènement, ainsi que les vidéos des trois caméras, pourront attester du caractère fallacieux de ces accusations. Face à la contestation sociale, la seule réponse est la répression et la politique du bouc émissaire. La direction de l’université s’est rendue complice de cette manœuvre politique.

    Par conséquent, nous, étudiants, personnels, et citoyens soucieux des libertés publiques, par l’intermédiaire de cette pétition demandons :

    - l’arrêt immédiat des poursuites engagées contre les deux accusés,
    - le retrait de la plainte engagée par la présidence,
    - rétablissement de la franchise universitaire restreignant la présence policière au sein des facs,
    - la condamnation de la répression à l’engagement contestataire.

    Signez la pétition sur le site "

    Vous pouvez aussi signer la pétition nationale

    lundi 4 février 2008

    Réunion de mobilisation

    Mardi 5 février 2008 :

    Réunion de mobilisation et d'information à 12H00 parvis des Amphis A/B/C

    Thèmes :

    - La mobilisation
    - Les élections étudiantes
    - Le rapport Pochard (suppression CAPES/AGREG)
    - Le rapport Attali (libéralisation accrue)
    ...

    jeudi 31 janvier 2008

    Déclaration commune du SNESUP et du SNCS du 29 Janvier 2008

    Dénaturant l'hommage rendu au prix Nobel de physique 2007 Albert Fert, lundi 28 janvier, Nicolas Sarkozy a tracé un programme de démantèlement systématique de la recherche et de l'enseignement supérieur français.

    Le président s’est prononcé, sans surprise, contre les organismes de recherche –en premier lieu le CNRS-, contre les instances de prospective et d'évaluation collégiales que sont les sections du CNU ou du Comité national. Il dessine un pilotage politique serré de la recherche via l’ANR et le CNRS transformé en agence de moyens par qui passeraient la quasi intégralité des moyens dévolus à la recherche et aux laboratoires. Flattant quelques scientifiques éminents, nommés par le pouvoir gouvernemental pour expertiser leurs collègues, le président de la République fait exploser autant les institutions scientifiques publiques françaises (pourtant admirées mondialement) que la communauté scientifique. Il démantèle l’un des meilleurs systèmes d’évaluation scientifique.

    Une telle politique de créneaux scientifiques, de concentrations thématiques et géographiques signe des renoncements en matière de recherche parallèles aux 10 campus d'"excellence" annoncés par Sarkozy et Attali. Si les universités sont présentées comme le coeur du dispositif de recherche, la loi LRU, le budget 2008, l’absence de toute création d’emploi infirment ces proclamations. La suppression des doubles tutelles sur les unités de recherche réduit la liberté des scientifiques. Se profile contre les statuts des personnels de la recherche la mise en extinction du corps des chercheurs, les recrutements sur " missions " selon des niveaux de salaires et de primes échappant à toute règle collective. Un recul social et scientifique considérable !

    Le SNESUP-FSU et le SNCS-FSU appellent la communauté scientifique, les citoyens qui refusent l’obscurantisme à s'opposer à ce démantèlement de notre système public de recherche et d'enseignement supérieur. Ils invitent à consolider la complémentarité des universités et des organismes de recherche pour la science, pour ses acteurs et pour notre pays. Sauver la recherche et l'enseignement supérieur : une absolue urgence qui implique de revenir aux conclusions que la communauté scientifique avait dans son ensemble produites lors des Etats Généraux de Grenoble (2004).

    Déclaration commune du SNESUP et du SNCS du 29 janvier 2008

    L'unef prépare sa campagne

    Après avoir joué sur les deux fronts pendant la fin de l'année 2007 l'Unef se lance dans la campagne en dénoncant ce qui était passé sous silence il y a quelques temps :

    "Alors que depuis le 15 janvier, les étudiants peuvent déposer leur dossier de demande ou de renouvellement de bourse pour l’année universitaire 2008-2009, les nouveaux critères d’attribution de ces aides décidés par la Ministre de l’Enseignement Supérieur viennent d’être rendus publics. Ces mesures d’apparence technique et prises contre l’avis des étudiants auront pour effet de faire diminuer sensiblement l’aide perçue par certains d’entre eux en 2008-2009.

    Sous couvert de « simplification » du système, le Ministère de l’Enseignement Supérieur a ainsi décidé de supprimer certains critères d’attributions prenant en compte la situation individuelle de l’étudiant (les « points de charge ») et qui permettaient d’adapter le montant de la bourse en fonction de la situation propre de l’étudiant, et notamment :
    - la prise en compte du handicap
    - la prise en compte des enfants à charge de l’étudiant
    - la prise en compte du statut d’étudiant à charge d’un parent isolé

    Sous la pression des étudiants, la prise en compte de l’éloignement entre le lieu d’étude et le domicile a été maintenue, contrairement à ce qu’avait annoncé la ministre en septembre. Toutefois, son effet dans le calcul des bourses a été réduit. Enfin, les étudiants résidents en Corse qui étudient en métropole perdent purement et simplement le complément de bourse de 270€ par an qui leur était attribué.

    A titre d’exemple un jeune, étudiant à 40km de son domicile et dont la famille a un revenu brut global de 20 000€ percevra 704€ de moins pour l’année universitaire 2008-2009. De même, un étudiant en situation de handicap dont les parents ont un revenu brut global de 13 500€ perdra 2 points liés au handicap et percevra en 2008-2009 1171€ de moins qu’avec l’ancien barème, soit une baisse de 130€ par mois.

    L’autonomie des étudiants, dans les discours mais pas dans les actes !

    De plus, alors que le Président de la République a rappelé dans sa conférence de presse du 8 janvier dernier que « [notre société] ne donne pas [à sa jeunesse] les moyens de son autonomie», la suppression des critères personnels de l’étudiant et le renforcement des critères liés à la famille (nombre de frère et sœur) vont à l’encontre de la volonté affichée de renforcer l’autonomie des étudiants.

    Les étudiants veulent des réponses à leurs problèmes de pouvoir d’achat !

    Alors que la précarité et les difficultés financières des étudiants ne cessent d’augmenter et que ceux-ci subissent de plein fouet la baisse du pouvoir d’achat, ces choix « techniques » sont en décalage avec la réalité et contribuent à dégrader un peu plus leur situation sociale. En outre, il serait incompréhensible que le montant de leur bourse diminue en septembre prochain alors que la situation des étudiants en situation de handicap, des étudiants ayant un enfant à charge ou éloignés de leur lieu d’étude n’a pas changé.
    Les étudiants ont besoin que l’on prenne plus en compte leur situation individuelle, pas celle de leur famille. Les étudiants ont besoin que l’on augmente leurs aides - dont la revalorisation n’a suivi ni l’inflation, ni l’augmentation des dépenses obligatoires depuis 2001 - pas que l’on baisse leur montant."

    Vous pouvez consulter le document sur le site de l'UNEF

    Etrangement le syndicat étudiant qui n'en est pas un (légalement le statut de syndicat étudiant n'existe pas, ce sont des associations) ne s'interresse aux étudiants que pendant les campagnes électorales.

    Serait-ce là une preuve du démagogisme de "l'Univers Négationiste des Etudiants Frauduleux" ?

    Rapport Attali

    Moins de cinq mois après son installation, le 30 août 2007, la commission pour la "libération de la croissance française", présidée par Jacques Attali, doit remettre, mercredi 23 janvier, à Nicolas Sarkozy le résultat de ses travaux : plus de 300 propositions de réforme constituant "un plan global" d'inspiration libérale, que ses concepteurs veulent "non partisan", pour assurer le retour en France d'une croissance forte et mettre en place dans le pays "une véritable économie de la connaissance".

    Le rapport, révélé par le site Internet des Echos, se décline en huit "ambitions", vingt "décisions fondamentales" et 314 "décisions". Six des vingt propositions "fondamentales" portent sur la nécessité de préparer, très tôt, la jeunesse à l'économie du savoir et de transformer la France en un "champion de la nouvelle croissance". "De notre capacité à innover dépendront notre croissance et notre place dans la compétition mondiale. Formation, transmission des savoirs et qualification permanente sont donc les conditions premières de notre réussite", insistent les experts, que la stratégie européenne adoptée à Lisbonne en 2000 et le modèle finlandais de recherche et d'innovation semblent avoir inspirés.

    Lire le rapport

    La nouvelle université




    Signez la pétition contre la répression des mouvements sociaux

    samedi 26 janvier 2008

    EXPOSITION

    Si vous avez des productions artistiques (toiles ou autres) à proposer nous cherchons à regrouper un certain nombre d'artistes divers afin d'organiser une exposition en collaboration avec la mobilisation étudiante.

    CONTACTEZ expo.mtp3@gmail.com

    Merci

    vendredi 25 janvier 2008

    Pour ceux qui disent qu'on devrait se taire parce que Sarkozy a été élu avec 53,06 %

    Une petite précision :

    Nombre d'Inscrits :

    Inscrits 44 472 733 100,00 %
    Abstentions 7 130 729 16,03 %
    Votants 37 342 004 83,97 %

    Nombre de Votants :
    Blancs / Nuls 1 568 426 4,20 %
    Exprimés 35 773 578 95,80 %

    Voix Exprimés :
    Nicolas SARKOZY 18 983 138 53,06 %

    Donc Nicolas Sarkozy a été élu avec 42.68 % des inscrits soit 36,19 % des citoyens en âge et en droit de voter.

    Donc qu'on ne vienne pas dire que Nicolas Sarkozy a été élu par 53,06 % de Français car c'est faux. Certes un grand nombre de personnes ne sont pas allés voter mais il ne faut pas tout confondre.

    jeudi 24 janvier 2008

    Déjà 128 Signataires

    La pétition contre la répression des mouvements sociaux est en ligne sur http://stop-repression.blogspot.com

    Déjà 128 signataires dont 22 enseignants. Parlez de cette pétition autour de vous et faites signer les gens. Elle est aussi disponible en version papier au point info (puis restrancrite sur le site).

    Et n'oubliez pas : Manifestation aujourd'hui à 14H00 devant Paul Valéry ou à 14H30 au Peyrou

    mercredi 23 janvier 2008

    Une journée qui doit montrer notre détermination collective !

    Manifestation demain 24 janvier pour l'emploi public et contre la loi LRU !


    Le comité de Mobilisation des personnels donne rendez-vous à 14h pour le départ de la manifestation devant le portail de l'UPV.
    Point de jonction avec la manifestation départementale : 14h30 à la croix en bas du Peyrou.

    * * *
    Après la manifestation, le Comité invite personnels et étudiants de l'UPV à un
    APÉRO FESTIF EN HOMMAGE À ALAIN MARCHAND
    À partir de 18 H
    Hall du Théâtre La Vignette
    Université Paul Valéry

    Repas et Boissons tirés du sac. Venez nombreux !

    mardi 22 janvier 2008

    Pétition nationale contre la répression

    La pétition contre la répression des mouvements sociaux est maintenant en ligne. Pour pouvez la signer sur :
    http://stop-repression.blogspot.com

    ou envoyer directement :

    - Nom
    - Prénom
    - Domiciliation
    - Statut (emploi)
    - Filière

    à : stop.repression@gmail.com

    Sarkozy, une dangereuse fascination pour la violence virile

    Il aime les flics, il comprend la violence des marins-pêcheurs. Et si les seconds provoquent un drame au sein des premiers ?

    L'actuel président de la république divise les mouvements revendicatifs en deux catégories.
    On trouve en premier ceux des étudiants et des fonctionnaires.
    Convaincu qu'ils sont peu appréciés par les Français, Nicolas Sarkozy outrepasse sa fonction en maniant la provocation et l'insulte. Et la machine suit. Des moyens répressifs et judiciaires disproportionnés ont été mis en œuvre par exemple lors des mouvements contre le CPE et la loi Pecresse.

    De l'autre, on trouve les marins-pêcheurs et les agriculteurs, qui trouvent eux une attention compassionnelle auprès du Président. On se souvient du discours justifiant les violences de ces corporations.
    Pêcheurs et agriculteurs ne boxent pourtant pas dans la même catégorie, c'est le cas de le dire. La violence et les dégats occasionnés lors de leurs manifestations ne sont en rien comparables avec les blocages de fac. Justement.
    Nicolas Sarkozy est fasciné par la violence quand elle vient de ce qu'il considère la vraie France. Les gens du labeur (pêcheurs), les secteurs traditionnellement à droite (paysans). Il s'agit d'une violence d'hommes mûrs, de père de famille, une brutalité de groupe, planifée et assumée comme telle. Et toujours symbolique : le vrai peuple contre l'Etat corrompu marionnette de Bruxelles.
    Cette violence a toujours paralysé les gouvernements. On se souvient du saccage du ministère de l'Environnement si peu puni sous Jospin. Là encore, symbole : l'écologie, marotte des bourgeois, mise à terre par le "réalisme" des gens de la terre.
    Mais Nicolas Sarkozy est le premier à en faire un axe de sa politique.


    Invitation à la baston


    Et l'homme aime ça. Il aime parader entouré de gros bras à oreillette. Il aime que l'on fasse le vide avant ses déplacements. Petit gabarit protégé par des policiers, il provoque, il humilie. Lors de l'arrestation de membres d'ActUp lors d'un de ses déplacements, en 2005, il s'est tout simplement foutu d'eux. Edifiant. Quand d'autres hommes politiques préfèrent presser le pas accompagné de leur suite, lui restait là, savourant la scène de trois militants maintenus à terre.

    Sarkozy devrait se méfier. C'est parce que des CRS ont eu des blessures de guerre lors de manifestations d'agriculteurs, à la fin des années 1990, que leur tenue a été renforcée. Un fonctionnaire avait été blessé à l'épaule par un crochet de boucher.
    Souvenons-nous du Parlement de Rennes détruit par les flammes en 1994 par les marins-pêcheurs, et des bâtiments publics régulièrement dégradés partout en France.
    Quand il s'agit de lutter contre les violences en banlieue, Sarkozy met le paquet, mais face aux "pères de famille désespérés", une invitation à la baston est un peu court.
    Nicolas Sarkozy doit tempérer ses pulsions s'il ne veut pas avoir à payer les conséquences de drames dans le rangs de ses policiers à cause de "violences légitimes" de ces "vrais gens" qu'il drague tant.

    Source : Le Post

    lundi 21 janvier 2008

    Bertrand Monthubert, président de Sauvons, à Montpellier 2

    Demain mardi 22, 2 débats avec Bertrand Monthubert, président de Sauvons
    La Recherche :

    10h-12h: Université Montpellier 2, amphi 5.06
    13h-15h: amphi du CRBM (Site CNRS, 1919 route de Mende, Montpellier)


    "Ces derniers mois, les réformes engagées sous le quinquennat précédent se sont poursuivies dans l’enseignement supérieur et la recherche, qui continuent à fragiliser l’indépendance scientifique et la capacité d’initiative des personnels de la recherche, et à nous priver de toute perspective de développement réel de ce secteur : loi LRU, mise en cause du rôle des organismes, absence de création d’emplois et développement de la précarité, mise en cause des statuts et individualisation des salaires.
    Au travers de "missions" ou de "chantiers" mis en place par le ministère, dans lesquels aucune discussion globale ne peut être menée, les organisations sont au mieux "entendues", problème par problème, sans qu’il n’y ait jamais de négociation avec la ministre, qui garde les mains libres pour décider ce qu’elle veut.

    Or, c’est un chamboulement complet des missions, des finalités, des structures et du financement de l’enseignement supérieur et de la recherche qui se préparent.

    Une réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche est nécessaire, mais ce n’est pas celle qui est imposée par le gouvernement. Cette réforme peut être mise en œuvre avec le 1,8 milliard par an promis pour l’enseignement supérieur et la recherche, du moins s’il était réel et bien réparti. Cette réforme demande aussi une autre logique, un autre cadre législatif, que la loi LRU et le Pacte pour la recherche.

    Pour discuter de tous ces points, Bertrand Monthubert, président de l'association "Sauvons La Recherche", animera deux débats mardi 22 Janvier
    10-12h: UM2, amphi 5.06 à l'Université Montpellier 2
    13h-15h: amphi du CRBM (CNRS)

    Jeudi Manifestation pour la défense du service public

    Départ Jeudi 14H de l'Université Paul Valéry.
    14h30 au Peyrou pour rejoindre le cortège de la fonction publique.

    Manifestons contre la casse du service public.

    Nouvelle pétition disponible au point info

    Voici le texte de la pétition :

    "Nous, étudiants, enseignants, personnels des universités, employés, chômeurs, fonctionnaires et autres citoyens de la République Française refusons le recours aux forces de l'ordre en réponse aux mouvements sociaux. De plus en plus l'usage de la force devient l'unique réponse de toute manifestation pacifique, nous refusons cet état de fait. La répression n'est pas une réponse aux inquiétudes de la population. Nous demandons l'arrêt immédiat de toute forme de répression envers les mouvements sociaux. Nous demandons l'arrêt des poursuites contre les personnes interpellées pendant les mouvements sociaux et la démission de l'ensemble des présidents des
    universités ayant favorisé la repression du mouvement social contre la loi LRU."

    POINT INFO

    Point info sur le parvis des Amphis A B C à partir de 10H tout les jours

    Quatre pétitions à signer :

    - Pétition contre la loi LRU et le plan Réussite en Licence
    - Pétition pour la démission de Jean-Marie Miossec
    - Pétition contre le couvre feu sur l'Université
    - Pétition de soutien à Pierre et Yann

    Petit déjeuner / Café à prix libre.

    Différents tracts disponibles :

    - La loi LRU en 10 points clés
    - Le plan Réussite en Licence en 10 points clés
    - Pourquoi nous demandons la démission de Jean-Marie Miossec

    N'hésitez pas à passer pour tout renseignement, le point info est fait pour ça.
    Bonne journée

    dimanche 20 janvier 2008

    Une UFR Zéro, populaire, trandisciplinaire, expérimentale, et critique, est en train de naître à l'université Paris 8 Saint-Denis.

    Le meilleur moyen de lutter contre la loi LRU, contre toutes les formes universitaires d'inégalités, de domination, d'élitisme, et d'exclusion, pour un autre projet de société, est d'expérimenter collectivement et de mettre en pratique de nouvelles façons d'étudier, de travailler, de vivre et de lutter ensemble.

    L'UFR Zéro est ouverte à tous...
    Des personnes issues de toutes les disciplines,
    des personnes ne s'identifiant à aucune discipline particulière,
    et des personnes n'appartenant pas à la communauté universitaire,
    peuvent s'y rencontrer,pour expérimenter et créer collectivement d'autres façons d'apprendre, d'étudier, de travailler, de vivre et de combattre ensemble pour construire un autre projet de société que celui que le libéralisme nous propose.

    Construisons ensemble une autre université.

    samedi 19 janvier 2008

    UFR Alternatif

    Suite à la proposition de la dernière coordination nationnale voici une proposition de création d'un UFR Alternatif : L'UFR Citoyenneté

    Lors de ce mouvement nous avons pu remarqué le manque d'intêret d'un grand nombre d'étudiants vis à vis de la politique. En effet beaucoup considèrent que le fait d'être citoyen se résume au fait d'aller voter.

    Le mouvement a commencé sans le vouloir à mettre en place cet UFR Citoyenneté. En effet en proposant des résumés des réformes, des analyses de la loi et des pétitions engagées, le mouvement s'inscrit dans une logique de travail sur la durée. Nous tentons de créer un déclic chez certains étudiants en leur montrant ce qui est en train de se passer. Nous ne cherchons pas à recruter ou à faire de la propagande mais simplement à réveiller une conscience politique chez les étudiants, conscience qui en général ne se reveille que pour les élections. Nous ne faisons pas partie de partis politiques ni de syndicats, nous sommes des étudiants sensibilisés politiquement qui tentent de mettre en place une réelle réflexion sur l'avenir de notre système.

    Nous proposons l'organisation de groupes de réflexion, de conférences, de débats et de créations artistiques ou littéraires sur l'avenir des universités et l'avenir de notre société.

    L'UFR Citoyenneté a besoin de l'implication de chacun pour créer une conscience politique chez chacun et réveiller les débats qui n'ont pas pu avoir lieu.

    jeudi 17 janvier 2008

    Appel commun des Coordinations Nationales, Etudiante et Personnels mobilisés

    1) La Coordination Nationale Etudiante (18 Universités représentées) et la Coordination Nationale des Personnels mobilisés (17 Universités représentées), réunies le week-end des 12 et 13 janvier à Paris 8 (Saint-Denis), réaffirment leur opposition à la LRU et leur engagement à poursuivre la mobilisation en vue de son abrogation.

    2) Le mouvement contre la LRU doit en ce début d’année continuer de se doter d’outils et d’échéances de mobilisation afin de s’inscrire dans la durée et de s’ancrer au cour des luttes contre le démantèlement des Services publics et contre l’ensemble des politiques antisociales du gouvernement.

    3) Nous appelons l’ensemble de la communauté universitaire à faire d’ores et déjà preuve de la plus grande vigilance face à la mise en place progressive de la LRU (vote des changements de statut des CA, procédures d’évaluation des formations.) et à s’y opposer par tous les moyens nécessaires.

    4) La date du 24 janvier (grève nationale dans la fonction publique) doit être une échéance majeure du mouvement contre la LRU, particulièrement représentative des attaques contre les Services publics. Il s’agira d’y assurer une visibilité du secteur universitaire en lutte et de l’opposition à la réforme Pécresse (cortèges, points fixes, distributions de tracts spécifiques.).

    5) Nous proposons que dès la semaine prochaine des actions de mobilisation soient organisées dans chaque Université afin d’assurer le développement de la contestation et de préparer la journée du 24 janvier.

    6) Nous proposons l’organisation d’une manifestation nationale avec montée à Paris le 9 février prochain.

    7) Nous réaffirmons notre condamnation de toute forme de répression contre la mobilisation et contre les étudiants et personnels mobilisés (fermetures administratives, appel à des compagnies privées de vigiles ou aux forces de police, arrestations « ciblées » de militants, sanctions pédagogiques et/ou administratives.) et exigeons la levée immédiate des sanctions et l’arrêt des poursuites judiciaires.

    8) Les prochaines coordinations doivent être l’occasion d’une mutualisation des initiatives (groupes de travail, de réflexion, cours alternatifs, UFR alternatives.) prises dans le cadre de la mobilisation afin d’amplifier le travail de réflexion sur l’avenir de l’Université effectué, entre autres, dans le cadre « Université critique ».

    9) Il s’agira, en outre, d’approfondir la réflexion sur l’ensemble des réformes touchant l’Université et la Recherche (menaces sur le CNU et le CNRS, procédures d’évaluation des formations et des personnels dans les Universités, plan « réussite en licence ».) et d’aboutir, dans la mesure du possible, à la production de documents de synthèse et d’analyses présentés lors des prochaines Coordinations Nationales ainsi qu’à la constitution, dans le plus d’Universités possible, de groupes de travail sur l’avenir de l’Université.

    10) Afin d’amplifier les liens entre étudiants et personnels mobilisés, nous appelons à la constitution, partout où cela est possible, de structures communes étudiants-personnels.

    11) La prochaine coordination se réunira le 26 janvier prochain à Paris 8.

    La réponse des organisations étudiantes aux annonces de Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de Presse

    Suite à la conférénce de presse de Nicolas Sarkozy hier à l’Elysée, les principales organisations étudiantes, la FAGE et L’UNEF, ont réagit aux propos du Président qui souhaite mettre en place “10 projets de rénovation universitaire.

    Inquiétude et déception de la FAGE et de l’UNEF, principales organisations étudiantes, sont les réactions recueillies suite à la conférence de presse du chef de l’Etat mardi 8 janvier. En effet, dans un communiqué, la Fage a “regretté” le choix de M. Sarkozy de “favoriser dix sites au détriment d’un nombre bien plus grand d’universités mal loties”, craignant que cela développe “un système universitaire à deux vitesses”.

    Concernant le logement, la FAGE se demande s’il fera partie du “projet” de Nicolas Sarkozy. L’organisation a aussi déploré “le goût d’inachevé qui caractérise l’annonce faite par Nicolas Sarkozy sur une prétendue “politique de jeunesse” et “l’absence de mesures concrètes”.

    La crainte de l’UNEF

    Le principal syndicat étudiant a également fait paraître un communiqué indiquant que “30% du patrimoine universitaire est en état dégradé”. L’UNEF craint qu’ “une dizaine de facs vitrines” sur 85 au total en France soient privilégiées et deviennent “des campus d’élite à vocation internationale”. Le syndicat étudiant a donc demandé que “les critères soient établis en fonction des sites les plus dégradés à l’issue d’une consultation avec les organisations d’étudiants et de personnels”. L’UNEF reste également sceptique sur les résultats de la politique du Président et attend que “ces déclarations soient suivies de mesures ambitieuses, en particulier en matière de pouvoir d’achat et de logement”.



    Source : Contrepoint

    mercredi 16 janvier 2008

    Deux étudiants paient très cher leur grève contre la loi Pécresse



    L’histoire pourrait s’intituler «faire obstacle à la contestation étudiante, mode d’emploi». A l’occasion d’un mouvement, par exemple celui contre la loi sur l’autonomie des universités de l’automne dernier, identifiez d’abord les étudiants grévistes les plus en vue. Facile, ce sont ceux qui parlent le plus aux AG et ceux qui répondent aux questions des journalistes. Puis, débarquez chez eux au petit matin, mettez-les en garde à vue pendant quarante-huit heures, mettez-les en examen et placez-les sous contrôle judiciaire. Avec interdiction formelle de retourner à la fac, de parler à leurs professeurs, de communiquer entre eux et de sortir de leur département, en l’occurrence, les Pyrénées-Orientales. Si possible, prenez ces mesures juste avant les vacances de Noël, par exemple un 21 décembre 2007. Menez aussi une perquisition à leur domicile, en emportant l’ordinateur au passage. Demandez-leur leur ADN. Comme ils vont refuser ce fichage, cela fera un chef d’inculpation supplémentaire.

    Yann et Pierre, les deux étudiants perpignanais au cœur de cette histoire, âgés de 24 et 22 ans, sont accusés d’outrages envers des professeurs. Deux profs ont déposé des plaintes nominatives contre Yann et trois l’ont fait contre Pierre, évoquant des insultes. Celles-ci auraient été lancées pendant la contestation contre la loi LRU, bien suivie à la fac de Perpignan et dans laquelle Yann et Pierre étaient très impliqués. Inscrits en mastère 1 de lettres pour Yann et de catalan pour Pierre, ils sont tous deux militants à la Coordination des groupes anarchistes et au syndicat SUD étudiant de Perpignan. Ont-ils proféré les paroles qui leur sont reprochées ? L’instruction est en cours, chargée de déterminer les responsabilités de chacun.

    En attendant, Yann et Pierre n’ont plus la possibilité de poursuivre leurs études. Or «l’instruction peut durer un an, voire plus», s’insurge Me Christophe Grau, l’avocat de Yann. C’est pour demander la levée de ces mesures «totalement liberticides et disproportionnées», selon Me Grau, que les deux jeunes gens se sont retrouvés hier matin devant la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Montpellier. Exceptionnellement autorisés à sortir des Pyrénées-Orientales, ils sont passés l’un après l’autre, accompagnés par leur avocat respectif. L’audience s’est tenue à huis clos. «L’avocat général a demandé le maintien du contrôle judiciaire. Il a été très virulent, les a qualifiés "d’agitateurs professionnels"», rapportait hier Me Enric Vilanova, défenseur de Pierre, qui a évoqué devant les juges la présomption d’innocence, arguant que l’interdiction d’aller à l’université était «une peine dissimulée». Pour Yann, il est clair que leurs mésaventures «créent une peur sur une partie des étudiants et en radicalisent d’autres». Dehors, une quinzaine de membres du comité de soutien Justice pour Pierre et Yann attendent avec des tracts. Mais la décision sur la levée ou non de leur contrôle judiciaire sera connue mardi 22 janvier. En attendant, Yann est autorisé à aller passer un oral de ses partiels, demain.

    Source : Libération

    lundi 14 janvier 2008

    Débat

    Le comité de mobilisation des personnels et enseignants de l'Université Paul-Valéry organise un débat ouvert sur l'Economie et orientations de la recherche universitaire avec la participation de M. Jean-Pierre Liautard, directeur de recherche à l'INSERM, syndiqué au SNCS (Syndicat national des chercheurs scientifiques).

    Ce débat aura lieu jeudi 17 janvier à 16h30 amphi C.


    Les étudiants, les enseignants et le personnel IATOSS sont invités à participer au débat.

    Pour plus d'information consulter le site www.sncs.fr rubrique "publications", revue VRS n. 371 et le blog du Comité de mobilisation

    dimanche 13 janvier 2008

    Article du SNESUP sur le plan réussite en licence

    La Ministre V. Pécresse vient d’annoncer les mesures du "Plan licence", sans réelle concertation avec l’ensemble de la communauté universitaire, ni avec les organisations syndicales des personnels enseignants, en ignorant le CNESER. Elle réagit à contretemps à l’exigence d’un collectif budgétaire pour la réussite en licence portée par le SNESUP à la rentrée 2007. Ce refus de nous entendre en juillet sur cette question porte déjà un lourd préjudice aux nouveaux bacheliers.
    La Ministre essaie de présenter son objectif comme très ambitieux : "diviser par deux et en cinq ans le taux d’échec à l’université", en utilisant pour sa démonstration des chiffres fallacieux qui dévalorisent le travail actuel des universitaires. Depuis de nombreuses années, le SNESUP exige cette véritable priorité. Il formule des propositions à ce sujet, en cohérence avec l’objectif d’élévation générale des qualifications et de 50 % d’une classe d’âge titulaire d’un diplôme de niveau licence. Si la ministre annonce une augmentation sur cinq ans du budget de 500 M€ à 714 M€, elle n’annonce aujourd’hui aucune création d’emploi statutaire.

    Parmi les mesures annoncées, la transformation de la licence. Si la conception de la première année développée par la ministre reste floue, on peut craindre le développement de première année de propédeutique. Or, nombre d’étudiants qui viennent à l’Université cherchent autre chose qu’une super-terminale. De plus, une telle année pourrait être utilisée pour mettre en place un processus de sélection. L’entrée dans les études universitaires suppose une rupture scientifiquement et pédagogiquement progressive avec les contenus et les méthodes du lycée. Un modèle unique de première année universitaire n’est pas le moyen de faire réussir plus d’étudiants. Le SNESUP a défendu des projets bi-disciplinaires et pluridisciplinaires. Quant aux seconde et troisième années, au cours desquelles la spécialisation disciplinaire se ferait, elles seraient aussi l’occasion d’une découverte du monde professionnel et d’un stage validé dans le cursus pour tous les étudiants. Mais la question des lieux, du contenu des stages et de leur encadrement est entière. L’introduction de ces nouveaux enseignements permettant à l’étudiant de préciser son projet professionnel ne doit pas se faire en appauvrissant des contenus (disciplinaires ou pluri-disciplinaires) des formations. Pour la mise en œuvre de cette nouvelle licence, est proposé un Cahier des Charges National, qui a déjà été anticipé par une circulaire de la DGES dans le cadre de la contractualisation de la vague B et qui permettra le pilotage par le Ministère.

    Certaines des mesures pédagogiques présentées étaient proposées depuis plusieurs années par le Comité de suivi Licence (enseignant référent, travail en petits groupes, tutorat), et nous y avions contribué. La Ministre annonce 5 heures hebdomadaires supplémentaires en moyenne par étudiant. C’est reconnaître que la mise en place du LMD, avec une volonté de baisse des dépenses, avait considérablement diminué les horaires de formation en licence. Mais les moyens supplémentaires du budget 2008 (27,4 M€) représentent moins de 30 € par étudiant, c’est-à-dire à peine une heure de TD ! Et les tuteurs ou les moniteurs ne peuvent faire un travail réellement utile que s’ils sont encadrés par des personnels titulaires. Nous ne pouvons accepter que soit appliqué aux universitaires le « travailler plus pour gagner plus » sous forme d’« heures complémentaires d’enseignement ». C’est contradictoire avec l’exigence d’une activité de recherche soutenue ! Et cette proposition ignore la surcharge de travail actuelle des personnels. Par ailleurs, l’on reviendrait à des « primes pédagogiques » pour les enseignants coordonnateurs (3 M€, soit un montant de 2000 € pour les personnels concernés). Cela n’est pas non plus la revalorisation des carrières et des salaires nécessaire pour tous.

    D’autres mesures concernent l’orientation. Mais, la ministre n’invente rien en proposant que l’université aille davantage à la rencontre des bacheliers. C’est une pratique existant depuis de nombreuses années, mais qui se heurte encore à l’absence de moyens en personnels qualifiés (co-psy par exemple) et à l’absence de prise en compte de ces activités dans le service des enseignants. Quant à la ré-orientation au cours de la première année, elle a jusqu’ici fait preuve de son inefficacité, les étudiants ne souhaitant pas changer si rapidement d’orientation et l’organisation de l’année universitaire étant différente d’une université à l’autre, d’un domaine à l’autre.

    Enfin, la Ministre propose d’accorder la priorité aux bacheliers technologiques en IUT et professionnels en BTS, ce qui passerait pour les IUT par une incitation financière. Pour le SNESUP, cela ne saurait se traduire pour les étudiants de baccalauréats technologiques par une orientation obligatoire vers des filières courtes et le refus de construire dès la licence des parcours de la réussite pour ces étudiants leur permettant la poursuite en Master. Cela ne saurait se traduire par une limitation de l’accueil des bacheliers généraux en IUT, sauf à augmenter la part d’orientation par défaut en licence.

    Ce dont les étudiants ont besoin pour réussir dès la première année de Licence, c’est d’un enseignement en plus petits groupes, avec des enseignants qualifiés pouvant mettre en place de nouvelles méthodes pédagogiques. Cela nécessite donc des recrutements et une augmentation du budget consacré aux activités pédagogiques. Cela nécessite donc des actions de formation initiale et continue des personnels, et notamment de formation pédagogique des enseignants.

    La bataille du SNESUP pour la réussite des étudiants s’inscrit totalement dans le mouvement amorcé contre une conception technocratique, autocratique et concurrentielle des établissements d’enseignement supérieur. Modifier et réorienter le budget, abroger et, dans un premier temps, suspendre la loi LRU, c’est indispensable pour les missions de recherche et de formation.

    Source : Université Démocratique

    Voir aussi le Communiqué du collectif Sauvons l'Université

    vendredi 11 janvier 2008

    Pétitions

    Petit point sur les pétitions :

    - Pétition pour le retrait de la loi LRU et la non application du plan réussite en licence : Plus de 200 signatures.

    - Pétition pour exiger la démission de Jean-Marie Miossec : Plus de 300 signatures.

    Petit rappel :

    Pétitions nationales :

    - Sauvons l'université
    - Sauvons la recherche

    Deux boites à idées sont disponibles :

    - Boite à idées sur la mobilisation : mtp3.boite.a.idees@gmail.com
    - Boite à idées sur l'avenir de l'université : avenir.upv@gmail.com

    jeudi 10 janvier 2008

    Pour Alain Marchand

    Message recopié du blog du comité de mobilisation du personnel et des enseignants :

    Aujourd’hui, la Section du SNESup se sent orpheline : avec la disparition d’Alain Marchand, c’est toute une part de l’Université qui s’en va, de ses luttes, de sa mémoire.
    Alain était assurément un professeur, un maître qui a exercé une influence considérable sur ses étudiants; c’était aussi l’un de ceux qui ont façonné la personnalité de Paul-Valéry, par l’orientation qu’il a su donner à la section d'AES, entre autres choses; mais plus que tout, c’était un syndicaliste et nous sommes fiers de l’avoir eu pendant tant d’années comme secrétaire de notre syndicat.
    Il a su faire à ce poste, auquel il a consacré tant d’heures d’un travail pas toujours gratifiant, la preuve de ses qualités : ce n’est pas facile d’être un homme de compromis sans tomber dans la compromission, d’être un homme de principes tout en sachant être un homme de dialogue. Il avait aussi la capacité de ne jamais perdre de vue les perspectives nationales tout en gérant dans le détail les affaires locales. Il connaissait l’art difficile de faire vivre dans la même organisation des personnes aux idées et aux tempéraments très divers : il y faut beaucoup d’intelligence et de finesse, et il n’en manquait certes pas.
    Sans doute ces qualités étaient-elles favorisées par d’autres, qu’il mettait moins en avant : il aimait les gens et, malgré toutes ses occupations, trouvait toujours le temps de parler un moment à tous ceux qui l’abordaient, son ironie - parfois terrible avec ses adversaires -, son humour, avaient du mal à dissimuler son humanité et sa compassion.
    Aujourd’hui, beaucoup de jeunes et de nouveaux venus à l’université se sentent un peu perdus par la disparition d’une grande figure, beaucoup d’autres souffrent de celle d’un ami ou tout simplement de quelqu’un qui avait su avoir un sourire ou le mot qu’il fallait au bon moment.
    Nous ne verrons plus dans l’université Paul-Valéry la haute silhouette juchée sur le scooter, et elle nous manque déjà. La seule façon de lui rendre hommage, dans un monde qui semble se déliter, est de poursuivre la lutte et de refuser les renoncements.
    Merci, camarade ; merci, Alain.


    Bureau de la Section du SNESup
    de l'Université Paul-Valéry



    Les étudiants mobilisés se joignent aux enseignants et aux personnels dans cette période de deuil. Alain Marchand était un grand homme que nous regrettons tous. Nous tenons à honorer sa mémoire et à le remercier pour tout ce qu'il était, son humanité, son ouverture d'esprit, son humour... L'université Paul Valéry est en deuil et cette perte nous a tous touchés.

    Pétitions

    Trois pétitions sont disponibles au point info chaque jour :

    - Pétition pour le retrait de la loi LRU et la non application du plan réussite en licence.

    - Pétition pour exiger la démission de Jean-Marie Miossec.

    - Pétition pour le soutien aux deux étudiants de Sud étudiant de Perpignan poursuivis en justice.

    Assemblée Générale Amphi A 13H00

    mercredi 9 janvier 2008

    Assemblée Générale

    Assemblée Générale prévue demain Jeudi 10 Janvier 2008, 13H00, Amphi A.


    Voici les thèmes qui seront à priori abordés :

    - Plan " réussite en licence "
    - Contrat unique
    - D'autres réformes de l'université
    - Modalités d'actions
    - Eventuellement élections des conseils et du nouveau président dans quelques mois

    Mais ceci est une évaluation personnelle. D'autres thèmes pourront être abordés et aucun ordre du jour n'a pour l'instant été proposé.

    Pour ce qui est du mouvement :

    - Point info chaque jour de 8H15 à 16H00 minimum. Des tracts sont disponibles sur place, une revue de presse a été constituée ainsi qu'un reccueil d'informations sur le mouvement. Des personnes sont présentes pour vous informer, vous expliquer les différentes réformes...

    - Petit déjeuner à prix libre à côté du point info, chaque matin. Café à prix libre pendant toute la journée pour soutenir le mouvement ( les fonds récoltés permettent d'acheter de la peinture pour les affiches, de la colle... )

    - Appel à la constitution de groupes de reflexion sur l'Université. Vous pouvez constituer un groupe avec des amis et produire des textes sur l'Université et ce en quoi elle doit évoluer. Les thèmes principaux sur lesquels il nous faut réflechir et proposer des choses : le budget, les enseignements, les statuts des personnels et enseignants, la place des associations dans les universités, l'administration, les diplomes, le campus et sa structuration, les bourses, les emplois étudiants...

    - Appel à la création artistique : Quelqu'un nous a proposé une idée interessante. Nous appellons les artistes à créer des oeuvres sur le mouvement. Ces dernières seront vendues aux enchères et une partie des bénéfices reviendra au mouvement tandis que le reste reviendra à l'artiste. Chaque forme d'art peut se mobiliser, vous pouver enregistrer un disque, peindre des toiles, sculpter... Chaque art est le bienvenu.

    - Nous proposons aussi que les étudiants discutent entre eux de ce qu'ils pensent de notre président, Jean Marie Miossec, qui, selon certains échos de l'administration, et ce malgré son annonce de ne pas se représenter pour un nouveau mandat, y pense fortement. En effet l'ambition avouée de Jean-Marie Miossec est de devenir recteur, or il a besoin de conserver un poste de pouvoir en attendant. Il est donc important de se poser la question.

    Toute proposition est la bienvenue, vous pouvez la soumettre en commentaire mais pensez à l'envoyer à mtp3.boite.a.idees@gmail.com

    mardi 8 janvier 2008

    Appel à la mobilisation

    Le mouvement a besoin de gens pour rejoindre les commissions aider au tractage, faire de l'animation sur la fac, organiser des petits débats en extérieurs à 5, 10 ou 20... Bref toutes vos idées sont bonnes à prendre, vous pouvez les envoyer sur mtp3.boite.a.idees@gmail.com

    Il faut à tout prix montrer que des étudiants sont toujours mobilisés. Bien sur la plupart vont en cours pour ne pas être pénalisés mais dès qu'ils sortent de cours ils viennent aider au tractage...

    Les dons sont aussi les bienvenus pour acheter des draps, des bombes de peinture, de la colle pour les affiches, pour faire imprimer les tracts... Les dons en nature sont aussi les bienvenus si vous avez de la peinture, des vieux draps, du fil de fer, du scotch... Toute idée est la bienvenue.

    Enfin nous avons besoin de vous, la commission action a besoin de gens pour les actions ( envoyez vos coordonnées à com.actions@gmail.com ), la commission info tracts a besoin de gens pour tracter et faire des affiches, des panneaux... La commission vie sociale et culturelle se réunira vendredi 11 à 18H bat H. Et nous avons surtout besoin que vous vous informiez, que vous lisiez les textes (LRU, réussite en licence...) pour que vous même puissiez informer et expliquer ce qu'il se passe autour de vous. Nous pouvons vous communiquer certains éléments mais le travail d'information et de réflexion ne dépend que de vous...

    Chacun se doit de prendre ses responsabilités...

    Loi sur l'autonomie des universités: une des premières applications en Auvergne

    En élisant son président d'université lundi à Clermont-Ferrand, le conseil d'administration de l'université d'Auvergne a marqué formellement son passage vers l'autonomie conformément à la loi Pécresse, devenant ainsi l'une des toutes premières universités en France à l'appliquer.

    L'université d'Auvergne, l'une des deux universités auvergnates, n'a donc pas attendu la date-butoir du 11 février 2008 pour modifier ses statuts, suivant l'exemple de la première, l'université Paris Descartes (Paris V) qui a élu à sa tête dès le 20 décembre dernier le généticien Axel Kahn.

    Concrètement, cette nouvelle loi se traduit notamment par la mise en place d'un conseil d'administration resserré. Ainsi, celui de l'université d'Auvergne passe de 60 membres, dont 15 étudiants, à 27 membres, dont trois représentants étudiants et cinq chefs d'entreprise de la région nommés par le président de l'université Philippe Dulbecco. Cette forte présence de l'univers de l'entreprise est une des grandes nouveautés de la loi Pécresse qui en prévoit un au minimum au sein des CA des universités.

    Elu une première fois en juin 2007 à la tête de l'université, M. Dulbecco, par ailleurs professeur d'économie de l'innovation et du développement, a donc rapidement fait sienne cette loi. "Elle correspond à mon projet de modernisation de la gouvernance de l'université", a-t-il expliqué lundi à l'Associated Press.

    Le président réélu se veut rassurant en affirmant qu'il n'est pas question "de transformer l'université en école de commerce ou en école d'ingénieurs. Nous sommes avant tout des enseignants-chercheurs. Cette réforme est nécessaire car elle nous donne des outils pour maintenir cette spécificité qu'est la recherche à l'université". Avant d'ajouter, pragmatique: "Seulement, il est vrai qu'il faudra sans doute faire des choix, on ne pourra sans doute pas soutenir autant de formation en mastères".

    Marie-Anne Denis, étudiante élue UNEF, s'inquiète de la faible représentativité étudiante au contraire de celle de l'entreprise. Pour elle, "on parle toute de même de l'avenir des étudiants et là, on va gérer leurs études 'd'en haut', alors que la gestion de l'université les concerne directement". Une réticence partagée par le syndicat SNES-Sup, son représentant au sein du CA, Antonio Freitas, jugeant que la loi "va soumettre les universités aux intérêts du privé".

    Du côté des chefs d'entreprise, cette participation à la gestion des universités est une approche jugée "intéressante". André Malet, directeur des sites Michelin de Clermont-Ferrand, confie à l'AP que "c'est l'occasion d'ajuster les formations à nos besoins". Pierre Pagesse, président de Limagrain, ne dit pas autre chose quand il évoque la disparition en France d'un cursus concernant la physiologie des plantes. "Il n'en existe qu'aux Pays-Bas. Dans le cadre des réseaux universitaires et en participant aux décisions, aux orientations des formations, on pourrait par exemple initier le retour de ce type d'enseignement".

    La prochaine étape pour une plus grande autonomie de l'université d'Auvergne passera par la création d'ici mars prochain de la Fondation de l'université d'Auvergne qui permettra ainsi "la levée de fonds privés", a précisé Philippe Dulbecco.


    Source : Nouvel Obs

    lundi 7 janvier 2008

    Assemblée Générale

    Assemblée Générale mardi 08 Janvier 2008 à 12H00.
    Cette assemblée générale aura à priori un but explicatif et approfondira les sujets sensibles du moment, la LRU bien sur mais aussi le plan réussite en licence et le contrat unique.

    C'est la rentrée pour tout le monde...

    Ce lundi l'Université Paul Valéry réouvre, ce blog aussi. Nous avons eu deux semaines pour que les esprits s'apaisent. Certains sont rentrés dans leurs familles, d'autres ont travaillés... et demain retour à l'Université.

    Contrairement à ce qui a été dit dans les commentaires le mouvement n'est pas mort. Ces propos sont la preuve de l'amalgame qui a été fait tout au long de ce conflit. Pour certains le mouvement ne peut pas exister sans le blocage, pour d'autres un étudiant mobilisé est forcément un étudiant pour le blocage, enfin certains pensent que le fait d'être "pro" ou "anti-blocage" est forcément un état permanent. C'est ces préjugés et cette stigmatisation qui a permis aux relations entre étudiants de se détériorer.

    Même si le blocage n'est pas appliqué cette semaine cela ne signifie en rien que le mouvement est mort. De plus cela ne signifie pas non plus que le blocage ne sera pas réutilisé. Un certain nombre d'étudiants se sont mobilisés sans être forcément pour le blocage, il ne s'agit au final que de divergences sur les modalités d'action mais il serait dommage de s'arrêter à ces différences d'opinions alors qu'un consensus de fond existe, beaucoup d'étudiants sont contre la loi LRU. Enfin pour ce qui est du clivage existant entre les "pros" et les "antis" il est totalement inutile et stérile. Pour commencer être pour le blocage n'est pas un état permanent. Selon les circonstances on peut être pour le blocage ou non, de nombreuses personnes ont voté pour le blocage à telle assemblée générale alors qu'ils vont voter contre à une autre, il s'agit d'estimer les circonstances et l'utilité de ce mode d'action. Le cas contraire c'est aussi produit, certains étudiants ont commencés par voter contre le blocage et sont devenus "pro-blocage" par la suite. "Pro-blocage" ou "anti-blocage" ne sont pas des états permanents.

    Voilà quelques précisions qu'il m'a semblé nécessaire de faire. Pour ce qui est de la mobilisation elle continue donc. Le comité de mobilisation des personnels et enseignants appelle à un rendez-vous à 12H00 ce lundi sur le parvis des amphis A/B/C.

    Nous vous tiendront au courrant de la suite des événements sur ce blog où les informations seront mis à jour plusieurs fois par semaines. En attendant nous vous invitons à vous renseigner sur les différentes réformes qui sont mises en place, la loi LRU, le plan réussite en licence, le contrat unique...

    Manifestation nationale interprofessionnelle le 24 Janvier.

    vendredi 4 janvier 2008

    Pourquoi nous demandons la démission de Jean-Marie Miossec ?

    La politique du mensonge :

    • « 92 000 euros de dégâts » :

    La facture de ces 92 000 euros a été fournie au Conseil d'Administration. Sur cette somme il n'y avait que 1000 euros de remplacement du matériel endommagé et 10 000 euros de remise en état des locaux, abîmés par quelques perturbateurs, et plus de 50 000 euros de frais de gardiennage. Pourtant Jean-Marie Miossec a annoncé à la presse 92 000 euros de dégâts ce qui est faux.

    • « Une Assemblée Générale se tiendra à 12H00 » :

    Lors de la réouverture le Jeudi 6 décembre une Assemblée Générale était annoncée à 10H00. Le président de l'Université a annoncé à la presse, ainsi que dans un communiqué envoyé sur les adresse étudiantes, une Assemblée Générale à 12H00. Le
    but était clair : diviser les étudiants afin de provoquer une rupture entre les étudiants mobilisés et leurs camarades.

    La politique de l'affrontement :

    • Des enseignants de l'Université Montpellier II en renfort :

    Le lundi 10 Décembre des enseignants de l'Université de Sciences ont été invités par le président, Jean-Marie Miossec, à venir prêter main forte à la direction pour assurer un cordon de protection d'un cours amphi B. Le blocage ayant été voté en
    Assemblée Générale le Jeudi 6, les étudiants mobilisés étaient venus pour débrayer ce cours. Les enseignants de Science se sont montrés particulièrement violents envers les étudiants allant jusqu'à pousser et jetter à terre certains d'entre eux pour justifier un affrontement créé de toutes pièces par l'administration.

    • La police à l'Université :

    Trois fois les forces de l'ordre sont intervenues sur le campus : le jeudi 16 Novembre les étudiants ont été délogés de l'amphi A, le lundi 10 Décembre la Compagnie Départementale d'Intervention a expulsé les étudiants de l'Université, le jeudi 13 Décembre la Brigade Anti-Criminalité a empêché certains étudiants problocage d'aller voté, la CDI a repoussé violement les étudiants venus empêcher le referendum d'avoir lieu, les officiers de la sécurité publique surveillaient le vote tandis que 300 gardes mobiles ( police anti-émeute dépendant de l'armée ) se tenaient prêts à charger. De nombreuses personnes ont été blessées, plusieurs nez ont été cassés, un membre du personnel s'est fait étranglé par un agent de la BAC qui a détruit sa caméra, une cheville a été cassée ainsi qu'un doigt, plusieurs personnes ont été victimes de brûlures et de perte définitive d'audition suite à
    l'usage de grenade assourdissantes et de grenades de dispersion.

    La politique de l'ultrasécuritarisme :

    • Fichage à l'entrée :

    Le Jeudi 16 Novembre les cartes d'étudiants étaient contrôlées à l'entrée par des employés de l'Université. Jean-Marie Miossec souhaitait même que les cartes d'identités soient exigées. Par ailleurs le directeur de l'UFR III, collaborateur et ami du président, a même exprimé le souhait de mettre en place un fichier des « bloqueurs » avec nom et photo et qui aurait été placardé un peu partout dans l'Université.

    • 23 vigiles à l'Université :

    Lors de la fermeture administrative quatre vigiles étaient employés pour surveiller le campus. Après le referendum ce sont vingttrois vigiles employés par une compagnie privée qui étaient présents sur l'Université Paul Valéry. Chaque bâtiment était gardé
    par des vigiles, un maître-chien gardait l'entrée du campus. De nombreux étudiants ont été malmenés par ces vigiles, insultés, menacés et intimidés. Deux d'entre eux ont même été licenciés pour harcelement sexuel.

    La politique de l'Autruche :

    • Un président clairement pro-LRU :

    A aucun moment le président Jean-Marie Miossec n'a souhaité établir de dialogue avec les étudiants ni même entre les étudiants. Dès le début le président a clairement affiché sa position vis à vis de cette loi. De ce fait il a tout mis en oeuvre pour
    casser le mouvement étudiant et le stigmatiser. A trois mois de la fin de son mandat de président, Jean-Marie Miossec tente de prouver sa fermeté pour accéder à son futur poste au Conseil Général.

    • Un président préférant le monologue :

    A de nombreuses reprises les étudiants mobilisés ont tenté en vain d'établir un dialogue avec la présidence. De nombreux efforts ont été faits par le comité de mobilisation pour que dès la réouverture administrative du 6 Décembre les choses se
    passent bien, sans dégradations ni heurts mais la présidence a tout mis en oeuvre pour créer un affrontement entre les étudiants. Tentant de discréditer le mouvement étudiant la présidence a envoyé par courrier électronique de nombreux communiqués appellant à la reprise des cours, n'entendant pas la voix de la contestation étudiante.

    Le constat est unanime. Le président Jean-Marie Miossec n'a rien fait pour appaiser les tensions, bien au contraire.

    • Le Conseil d'Administration du 19 Décembre a voté une motion regrettant «la gestion de la crise par la direction».

    • La Vice-Présidente du Conseil d'Administration a démissionné estimant ne pas cautionner l'équipe de direction.

    • L'Assemblée Générale des personnels des trois universités a condamné l'intervention de la police.

    • Les enseignants et personnels mobilisés dénoncent eux aussi la gestion de la crise par la présidence.

    • La Coordination nationale étudiante a voté la démission des présidents des universités ayant fait appel à la police.

    Nous ne pouvons pas accepter d'être les pions de la carrière politique de Jean-Marie Miossec.
    EXIGEONS LA DEMISSION DE JEAN-MARIE MIOSSEC

    Le plan « Réussite en Licence » en 10 points clés

    • L'Echec devient inacceptable :

    La première année est marquée par un fort taux d'échec. L'échec devient inacceptable et tout est fait pour que l'échec ne
    soit plus accepté. Hors 72 % des étudiants qui ont échoués lors de leurs premières années à l'Université poursuivent leurs études et
    obtiennent leurs licences. La première année est une année charnière où la construction intellectuelle et morale de l'étudiant prend
    tout son sens. C'est là qu'il se responsabilise, qu'il apprend à gérer lui même son travail, ses études, sa vie. Pour un grand nombre
    d'étudiants c'est aussi l'entrée dans la vie active puisque près de la moitié des jeunes de 18 à 25 travaillent à côté de leurs études.

    • La nouvelle mission de l'Université, l'insertion professionnelle :

    Les universités ont comme consigne de faire valoir une orientation active en lien rapproché avec le monde de l'entreprise.
    Cette nouvelle mission favorise les cursus professionnels au détriment de la recherche. Les études sont désormais liés directement
    à un métier, l'Université n'est plus un lieu de formation intellectuelle mais de formation professionnelle. La culture théorique est
    directement visée, la réduction des cours magistraux et leurs remplacement par des travaux dirigés est l'une des mesures incluses
    dans ce plan « Réussite en Licence ».

    • Première année fondamentale :

    La première année de licence devient un tronc commun unique pour l'ensemble des licences. Les contenus des premières
    années de licences sont pour la plupart remplacés par des cours tels qu'Informatique, Méthodologie, Langues Vivantes, Expression
    écrite et orale qui sont obligatoires. Les cours en amphithéâtre seront supprimés.

    • Seconde année de consolidation :

    La seconde année doit, comme son nom l'indique, consolider les acquis de la première année. L'étudiant devra maîtriser
    au moins une langue étrangère, mettre en place un projet professionnel déjà débuté en première année et assister à divers
    séminaires, forums et tutorats d'entreprises.

    • Troisième année de spécialisation :

    Début de la réelle spécialisation. Le contact avec le monde socio-économique est mis en avant avec un stage obligatoire
    non-rémunéré de trois semaines. La licence compte désormais seulement 23 semaines de spécialisation contrairement à l'ancienne
    licence qui en dénombrait 78.

    • Contrat de réussite :

    Lors de l'entrée à l'Université un contrat de réussite doit être signé par l'étudiant. Ce contrat oblige l'étudiant à réussir sous
    peine d'être réorienté vers d'autres filières plus courtes et ce dès la fin du premier semestre.

    • Le tutorat d'accompagnement ou d'enseignement supplémentaire :

    Les étudiants ont désormais 5 heures supplémentaires assurés éventuellement par des étudiants de Master. Ces étudiants
    non-expérimentés ne seront pas nécessairement rémunérés, ces heures de tutorat pouvant faire partie de leurs cursus et donc
    soumis à notation.

    • Orientation active :

    Dès la terminale une orientation active est mise en place. Les bacheliers issus de cursus scientifiques ou économiques ne
    pourront plus forcément faire d'études dans une université de Lettres et Sciences Humaines. Le contrat de réussite permet une
    réorientation active et ce à chaque semestre.

    • Mise en concurrence des universités :

    Les universités ont désormais l'obligation de publier leurs taux de réussite ce qui les met en concurrence. De ce fait les
    établissements universitaires ont tout intêret à trier leurs candidats afin de n'accepter que ceux ayant un fort potentiel de réussite.
    L'orientation active cache en fait une sélection active et une concurrence accrue.

    • Une application directe :

    2008 : Le plan « Réussite en Licence » s'applique dès septembre pour la première année.
    2009 : Le plan « Réussite en Licence » s'applique dès la rentrée pour les secondes années.
    2010 : Le plan « Réussite en Licence » s'applique dès la rentrée pour les troisièmes années.
    Dès février 2008 l'orientation active est mise en place pour les terminales. La favorisation du passage des licences vers des
    cursus professionnels courts est mis en place dès septembre.

    L'UNIVERSITÉ TELLE QU'ON LA CONNAÎT EST EN TRAIN DE DISPARAÎTRE, POUR PROTÉGER SON AVENIR MOBILISONS-NOUS.

    La Loi LRU en 10 points clés

    • Le Président d'Université :

    Le président n'est pas nécessairement enseignant-chercheur. Il n'est plus élu par les trois conseils mais
    uniquement par le Conseil d'Administration. Il obtient plus de pouvoir dont un droit de véto sur les recrutements.

    • Le Conseil d'Administration :

    Le Conseil d'Administration comportera 7 à 8 personnalités extérieures nommées par le président. Les
    composantes de l'Université ne sont plus forcément représentées. Les personnels Iatoss voient leur poids fortement
    réduit. Le CA empiète sur les rôles du CS et du CEVU.

    • Les Conseils ( CS et CEVU ) :

    Le rôle du Conseil Scientifique ( CS ) est réduit au profit du CA, il y a de ce fait risque d'arbitraire et de
    clientélisme. Le Conseil des études et de la vie étudiante ( CEVU ) voit son rôle lui aussi réduit. Les deux conseils ne
    «proposent» plus rien, ils seront parfois simplement «consultés».

    • Les Enseignants-Chercheurs :

    Le recrutement sera effectué par des comités de sélection créés par le Conseil d'Administration et composés
    pour moitié au moins de membres extérieurs à l'établissement. Le président aura droit de véto sur ces recrutements.

    • Les Obligations de service :

    Les obligations de services sont désormais fixées par le Conseil d'Administration. La mission d'enseignement
    peut être négiligée au bénéfice de la recherche. Les enseignements de licence peuvent n'être assurés que par des
    chargés d'enseignements non universitaires.

    • Les Personnels contractuels :

    Le président peut recruter en CDI ou en CDD des contractuels pour occuper des emplois de catégorie A. Cette
    disposition ouvre la voie à une défonctionnarisation des emplois de cadres et d'enseignants-chercheurs et permet de
    refuser des emplois de fonctionnaires.

    • Les Composantes :

    La création et la suppression d'UFR sont désormais décidées par le CA. C''est la remise en cause du cadre
    national des universités et la possibilité de dérives locales avec la suppression d'UFR et donc d'enseignements et de
    postes d'enseignants-chercheurs.

    • Le Budget :

    La fusion des crédits budgétaires et des ressources propres fait courir le risque d'un désengagement de l'Etat en
    le dédouanant de ses responsabilités. La vente de biens mobiliers et immobiliers devient une ressource possible des
    universités.

    • Le Patrimoine :

    Les universités peuvent demander la propriété de leurs bâitments. Les universités peuvent désormais vendre ou
    louer des bâtiments faisant partie des campus. Les chantiers de rénovation seront assurés par les universités sans
    garanties d'aide de l'Etat.

    • L'inscription :

    Le dispositif d'orientation active devient obligatoire. Il y a risque de sélection déguisée. Les établissements
    devront rendre publics leur taux de réussite ce qui tend à mettre en place une réelle concurrence entre les Universités.


    La LRU donne plus de pouvoir aux présidents, permet d'instaurer une sélection active, risque d'introduire un
    clientélisme politique au niveau des recrutements, donne la possibilité aux universités de vendre leurs locaux...

    L'UNIVERSITÉ TELLE QU'ON LA CONNAÎT EST EN TRAIN DE DISPARAÎTRE, POUR PROTÉGER SON AVENIR MOBILISONS-NOUS.