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jeudi 10 janvier 2008

Pour Alain Marchand

Message recopié du blog du comité de mobilisation du personnel et des enseignants :

Aujourd’hui, la Section du SNESup se sent orpheline : avec la disparition d’Alain Marchand, c’est toute une part de l’Université qui s’en va, de ses luttes, de sa mémoire.
Alain était assurément un professeur, un maître qui a exercé une influence considérable sur ses étudiants; c’était aussi l’un de ceux qui ont façonné la personnalité de Paul-Valéry, par l’orientation qu’il a su donner à la section d'AES, entre autres choses; mais plus que tout, c’était un syndicaliste et nous sommes fiers de l’avoir eu pendant tant d’années comme secrétaire de notre syndicat.
Il a su faire à ce poste, auquel il a consacré tant d’heures d’un travail pas toujours gratifiant, la preuve de ses qualités : ce n’est pas facile d’être un homme de compromis sans tomber dans la compromission, d’être un homme de principes tout en sachant être un homme de dialogue. Il avait aussi la capacité de ne jamais perdre de vue les perspectives nationales tout en gérant dans le détail les affaires locales. Il connaissait l’art difficile de faire vivre dans la même organisation des personnes aux idées et aux tempéraments très divers : il y faut beaucoup d’intelligence et de finesse, et il n’en manquait certes pas.
Sans doute ces qualités étaient-elles favorisées par d’autres, qu’il mettait moins en avant : il aimait les gens et, malgré toutes ses occupations, trouvait toujours le temps de parler un moment à tous ceux qui l’abordaient, son ironie - parfois terrible avec ses adversaires -, son humour, avaient du mal à dissimuler son humanité et sa compassion.
Aujourd’hui, beaucoup de jeunes et de nouveaux venus à l’université se sentent un peu perdus par la disparition d’une grande figure, beaucoup d’autres souffrent de celle d’un ami ou tout simplement de quelqu’un qui avait su avoir un sourire ou le mot qu’il fallait au bon moment.
Nous ne verrons plus dans l’université Paul-Valéry la haute silhouette juchée sur le scooter, et elle nous manque déjà. La seule façon de lui rendre hommage, dans un monde qui semble se déliter, est de poursuivre la lutte et de refuser les renoncements.
Merci, camarade ; merci, Alain.


Bureau de la Section du SNESup
de l'Université Paul-Valéry



Les étudiants mobilisés se joignent aux enseignants et aux personnels dans cette période de deuil. Alain Marchand était un grand homme que nous regrettons tous. Nous tenons à honorer sa mémoire et à le remercier pour tout ce qu'il était, son humanité, son ouverture d'esprit, son humour... L'université Paul Valéry est en deuil et cette perte nous a tous touchés.

Pétitions

Trois pétitions sont disponibles au point info chaque jour :

- Pétition pour le retrait de la loi LRU et la non application du plan réussite en licence.

- Pétition pour exiger la démission de Jean-Marie Miossec.

- Pétition pour le soutien aux deux étudiants de Sud étudiant de Perpignan poursuivis en justice.

Assemblée Générale Amphi A 13H00

mercredi 9 janvier 2008

Assemblée Générale

Assemblée Générale prévue demain Jeudi 10 Janvier 2008, 13H00, Amphi A.


Voici les thèmes qui seront à priori abordés :

- Plan " réussite en licence "
- Contrat unique
- D'autres réformes de l'université
- Modalités d'actions
- Eventuellement élections des conseils et du nouveau président dans quelques mois

Mais ceci est une évaluation personnelle. D'autres thèmes pourront être abordés et aucun ordre du jour n'a pour l'instant été proposé.

Pour ce qui est du mouvement :

- Point info chaque jour de 8H15 à 16H00 minimum. Des tracts sont disponibles sur place, une revue de presse a été constituée ainsi qu'un reccueil d'informations sur le mouvement. Des personnes sont présentes pour vous informer, vous expliquer les différentes réformes...

- Petit déjeuner à prix libre à côté du point info, chaque matin. Café à prix libre pendant toute la journée pour soutenir le mouvement ( les fonds récoltés permettent d'acheter de la peinture pour les affiches, de la colle... )

- Appel à la constitution de groupes de reflexion sur l'Université. Vous pouvez constituer un groupe avec des amis et produire des textes sur l'Université et ce en quoi elle doit évoluer. Les thèmes principaux sur lesquels il nous faut réflechir et proposer des choses : le budget, les enseignements, les statuts des personnels et enseignants, la place des associations dans les universités, l'administration, les diplomes, le campus et sa structuration, les bourses, les emplois étudiants...

- Appel à la création artistique : Quelqu'un nous a proposé une idée interessante. Nous appellons les artistes à créer des oeuvres sur le mouvement. Ces dernières seront vendues aux enchères et une partie des bénéfices reviendra au mouvement tandis que le reste reviendra à l'artiste. Chaque forme d'art peut se mobiliser, vous pouver enregistrer un disque, peindre des toiles, sculpter... Chaque art est le bienvenu.

- Nous proposons aussi que les étudiants discutent entre eux de ce qu'ils pensent de notre président, Jean Marie Miossec, qui, selon certains échos de l'administration, et ce malgré son annonce de ne pas se représenter pour un nouveau mandat, y pense fortement. En effet l'ambition avouée de Jean-Marie Miossec est de devenir recteur, or il a besoin de conserver un poste de pouvoir en attendant. Il est donc important de se poser la question.

Toute proposition est la bienvenue, vous pouvez la soumettre en commentaire mais pensez à l'envoyer à mtp3.boite.a.idees@gmail.com

mardi 8 janvier 2008

Appel à la mobilisation

Le mouvement a besoin de gens pour rejoindre les commissions aider au tractage, faire de l'animation sur la fac, organiser des petits débats en extérieurs à 5, 10 ou 20... Bref toutes vos idées sont bonnes à prendre, vous pouvez les envoyer sur mtp3.boite.a.idees@gmail.com

Il faut à tout prix montrer que des étudiants sont toujours mobilisés. Bien sur la plupart vont en cours pour ne pas être pénalisés mais dès qu'ils sortent de cours ils viennent aider au tractage...

Les dons sont aussi les bienvenus pour acheter des draps, des bombes de peinture, de la colle pour les affiches, pour faire imprimer les tracts... Les dons en nature sont aussi les bienvenus si vous avez de la peinture, des vieux draps, du fil de fer, du scotch... Toute idée est la bienvenue.

Enfin nous avons besoin de vous, la commission action a besoin de gens pour les actions ( envoyez vos coordonnées à com.actions@gmail.com ), la commission info tracts a besoin de gens pour tracter et faire des affiches, des panneaux... La commission vie sociale et culturelle se réunira vendredi 11 à 18H bat H. Et nous avons surtout besoin que vous vous informiez, que vous lisiez les textes (LRU, réussite en licence...) pour que vous même puissiez informer et expliquer ce qu'il se passe autour de vous. Nous pouvons vous communiquer certains éléments mais le travail d'information et de réflexion ne dépend que de vous...

Chacun se doit de prendre ses responsabilités...

Loi sur l'autonomie des universités: une des premières applications en Auvergne

En élisant son président d'université lundi à Clermont-Ferrand, le conseil d'administration de l'université d'Auvergne a marqué formellement son passage vers l'autonomie conformément à la loi Pécresse, devenant ainsi l'une des toutes premières universités en France à l'appliquer.

L'université d'Auvergne, l'une des deux universités auvergnates, n'a donc pas attendu la date-butoir du 11 février 2008 pour modifier ses statuts, suivant l'exemple de la première, l'université Paris Descartes (Paris V) qui a élu à sa tête dès le 20 décembre dernier le généticien Axel Kahn.

Concrètement, cette nouvelle loi se traduit notamment par la mise en place d'un conseil d'administration resserré. Ainsi, celui de l'université d'Auvergne passe de 60 membres, dont 15 étudiants, à 27 membres, dont trois représentants étudiants et cinq chefs d'entreprise de la région nommés par le président de l'université Philippe Dulbecco. Cette forte présence de l'univers de l'entreprise est une des grandes nouveautés de la loi Pécresse qui en prévoit un au minimum au sein des CA des universités.

Elu une première fois en juin 2007 à la tête de l'université, M. Dulbecco, par ailleurs professeur d'économie de l'innovation et du développement, a donc rapidement fait sienne cette loi. "Elle correspond à mon projet de modernisation de la gouvernance de l'université", a-t-il expliqué lundi à l'Associated Press.

Le président réélu se veut rassurant en affirmant qu'il n'est pas question "de transformer l'université en école de commerce ou en école d'ingénieurs. Nous sommes avant tout des enseignants-chercheurs. Cette réforme est nécessaire car elle nous donne des outils pour maintenir cette spécificité qu'est la recherche à l'université". Avant d'ajouter, pragmatique: "Seulement, il est vrai qu'il faudra sans doute faire des choix, on ne pourra sans doute pas soutenir autant de formation en mastères".

Marie-Anne Denis, étudiante élue UNEF, s'inquiète de la faible représentativité étudiante au contraire de celle de l'entreprise. Pour elle, "on parle toute de même de l'avenir des étudiants et là, on va gérer leurs études 'd'en haut', alors que la gestion de l'université les concerne directement". Une réticence partagée par le syndicat SNES-Sup, son représentant au sein du CA, Antonio Freitas, jugeant que la loi "va soumettre les universités aux intérêts du privé".

Du côté des chefs d'entreprise, cette participation à la gestion des universités est une approche jugée "intéressante". André Malet, directeur des sites Michelin de Clermont-Ferrand, confie à l'AP que "c'est l'occasion d'ajuster les formations à nos besoins". Pierre Pagesse, président de Limagrain, ne dit pas autre chose quand il évoque la disparition en France d'un cursus concernant la physiologie des plantes. "Il n'en existe qu'aux Pays-Bas. Dans le cadre des réseaux universitaires et en participant aux décisions, aux orientations des formations, on pourrait par exemple initier le retour de ce type d'enseignement".

La prochaine étape pour une plus grande autonomie de l'université d'Auvergne passera par la création d'ici mars prochain de la Fondation de l'université d'Auvergne qui permettra ainsi "la levée de fonds privés", a précisé Philippe Dulbecco.


Source : Nouvel Obs

lundi 7 janvier 2008

Assemblée Générale

Assemblée Générale mardi 08 Janvier 2008 à 12H00.
Cette assemblée générale aura à priori un but explicatif et approfondira les sujets sensibles du moment, la LRU bien sur mais aussi le plan réussite en licence et le contrat unique.

C'est la rentrée pour tout le monde...

Ce lundi l'Université Paul Valéry réouvre, ce blog aussi. Nous avons eu deux semaines pour que les esprits s'apaisent. Certains sont rentrés dans leurs familles, d'autres ont travaillés... et demain retour à l'Université.

Contrairement à ce qui a été dit dans les commentaires le mouvement n'est pas mort. Ces propos sont la preuve de l'amalgame qui a été fait tout au long de ce conflit. Pour certains le mouvement ne peut pas exister sans le blocage, pour d'autres un étudiant mobilisé est forcément un étudiant pour le blocage, enfin certains pensent que le fait d'être "pro" ou "anti-blocage" est forcément un état permanent. C'est ces préjugés et cette stigmatisation qui a permis aux relations entre étudiants de se détériorer.

Même si le blocage n'est pas appliqué cette semaine cela ne signifie en rien que le mouvement est mort. De plus cela ne signifie pas non plus que le blocage ne sera pas réutilisé. Un certain nombre d'étudiants se sont mobilisés sans être forcément pour le blocage, il ne s'agit au final que de divergences sur les modalités d'action mais il serait dommage de s'arrêter à ces différences d'opinions alors qu'un consensus de fond existe, beaucoup d'étudiants sont contre la loi LRU. Enfin pour ce qui est du clivage existant entre les "pros" et les "antis" il est totalement inutile et stérile. Pour commencer être pour le blocage n'est pas un état permanent. Selon les circonstances on peut être pour le blocage ou non, de nombreuses personnes ont voté pour le blocage à telle assemblée générale alors qu'ils vont voter contre à une autre, il s'agit d'estimer les circonstances et l'utilité de ce mode d'action. Le cas contraire c'est aussi produit, certains étudiants ont commencés par voter contre le blocage et sont devenus "pro-blocage" par la suite. "Pro-blocage" ou "anti-blocage" ne sont pas des états permanents.

Voilà quelques précisions qu'il m'a semblé nécessaire de faire. Pour ce qui est de la mobilisation elle continue donc. Le comité de mobilisation des personnels et enseignants appelle à un rendez-vous à 12H00 ce lundi sur le parvis des amphis A/B/C.

Nous vous tiendront au courrant de la suite des événements sur ce blog où les informations seront mis à jour plusieurs fois par semaines. En attendant nous vous invitons à vous renseigner sur les différentes réformes qui sont mises en place, la loi LRU, le plan réussite en licence, le contrat unique...

Manifestation nationale interprofessionnelle le 24 Janvier.

vendredi 4 janvier 2008

Pourquoi nous demandons la démission de Jean-Marie Miossec ?

La politique du mensonge :

• « 92 000 euros de dégâts » :

La facture de ces 92 000 euros a été fournie au Conseil d'Administration. Sur cette somme il n'y avait que 1000 euros de remplacement du matériel endommagé et 10 000 euros de remise en état des locaux, abîmés par quelques perturbateurs, et plus de 50 000 euros de frais de gardiennage. Pourtant Jean-Marie Miossec a annoncé à la presse 92 000 euros de dégâts ce qui est faux.

• « Une Assemblée Générale se tiendra à 12H00 » :

Lors de la réouverture le Jeudi 6 décembre une Assemblée Générale était annoncée à 10H00. Le président de l'Université a annoncé à la presse, ainsi que dans un communiqué envoyé sur les adresse étudiantes, une Assemblée Générale à 12H00. Le
but était clair : diviser les étudiants afin de provoquer une rupture entre les étudiants mobilisés et leurs camarades.

La politique de l'affrontement :

• Des enseignants de l'Université Montpellier II en renfort :

Le lundi 10 Décembre des enseignants de l'Université de Sciences ont été invités par le président, Jean-Marie Miossec, à venir prêter main forte à la direction pour assurer un cordon de protection d'un cours amphi B. Le blocage ayant été voté en
Assemblée Générale le Jeudi 6, les étudiants mobilisés étaient venus pour débrayer ce cours. Les enseignants de Science se sont montrés particulièrement violents envers les étudiants allant jusqu'à pousser et jetter à terre certains d'entre eux pour justifier un affrontement créé de toutes pièces par l'administration.

• La police à l'Université :

Trois fois les forces de l'ordre sont intervenues sur le campus : le jeudi 16 Novembre les étudiants ont été délogés de l'amphi A, le lundi 10 Décembre la Compagnie Départementale d'Intervention a expulsé les étudiants de l'Université, le jeudi 13 Décembre la Brigade Anti-Criminalité a empêché certains étudiants problocage d'aller voté, la CDI a repoussé violement les étudiants venus empêcher le referendum d'avoir lieu, les officiers de la sécurité publique surveillaient le vote tandis que 300 gardes mobiles ( police anti-émeute dépendant de l'armée ) se tenaient prêts à charger. De nombreuses personnes ont été blessées, plusieurs nez ont été cassés, un membre du personnel s'est fait étranglé par un agent de la BAC qui a détruit sa caméra, une cheville a été cassée ainsi qu'un doigt, plusieurs personnes ont été victimes de brûlures et de perte définitive d'audition suite à
l'usage de grenade assourdissantes et de grenades de dispersion.

La politique de l'ultrasécuritarisme :

• Fichage à l'entrée :

Le Jeudi 16 Novembre les cartes d'étudiants étaient contrôlées à l'entrée par des employés de l'Université. Jean-Marie Miossec souhaitait même que les cartes d'identités soient exigées. Par ailleurs le directeur de l'UFR III, collaborateur et ami du président, a même exprimé le souhait de mettre en place un fichier des « bloqueurs » avec nom et photo et qui aurait été placardé un peu partout dans l'Université.

• 23 vigiles à l'Université :

Lors de la fermeture administrative quatre vigiles étaient employés pour surveiller le campus. Après le referendum ce sont vingttrois vigiles employés par une compagnie privée qui étaient présents sur l'Université Paul Valéry. Chaque bâtiment était gardé
par des vigiles, un maître-chien gardait l'entrée du campus. De nombreux étudiants ont été malmenés par ces vigiles, insultés, menacés et intimidés. Deux d'entre eux ont même été licenciés pour harcelement sexuel.

La politique de l'Autruche :

• Un président clairement pro-LRU :

A aucun moment le président Jean-Marie Miossec n'a souhaité établir de dialogue avec les étudiants ni même entre les étudiants. Dès le début le président a clairement affiché sa position vis à vis de cette loi. De ce fait il a tout mis en oeuvre pour
casser le mouvement étudiant et le stigmatiser. A trois mois de la fin de son mandat de président, Jean-Marie Miossec tente de prouver sa fermeté pour accéder à son futur poste au Conseil Général.

• Un président préférant le monologue :

A de nombreuses reprises les étudiants mobilisés ont tenté en vain d'établir un dialogue avec la présidence. De nombreux efforts ont été faits par le comité de mobilisation pour que dès la réouverture administrative du 6 Décembre les choses se
passent bien, sans dégradations ni heurts mais la présidence a tout mis en oeuvre pour créer un affrontement entre les étudiants. Tentant de discréditer le mouvement étudiant la présidence a envoyé par courrier électronique de nombreux communiqués appellant à la reprise des cours, n'entendant pas la voix de la contestation étudiante.

Le constat est unanime. Le président Jean-Marie Miossec n'a rien fait pour appaiser les tensions, bien au contraire.

• Le Conseil d'Administration du 19 Décembre a voté une motion regrettant «la gestion de la crise par la direction».

• La Vice-Présidente du Conseil d'Administration a démissionné estimant ne pas cautionner l'équipe de direction.

• L'Assemblée Générale des personnels des trois universités a condamné l'intervention de la police.

• Les enseignants et personnels mobilisés dénoncent eux aussi la gestion de la crise par la présidence.

• La Coordination nationale étudiante a voté la démission des présidents des universités ayant fait appel à la police.

Nous ne pouvons pas accepter d'être les pions de la carrière politique de Jean-Marie Miossec.
EXIGEONS LA DEMISSION DE JEAN-MARIE MIOSSEC

Le plan « Réussite en Licence » en 10 points clés

• L'Echec devient inacceptable :

La première année est marquée par un fort taux d'échec. L'échec devient inacceptable et tout est fait pour que l'échec ne
soit plus accepté. Hors 72 % des étudiants qui ont échoués lors de leurs premières années à l'Université poursuivent leurs études et
obtiennent leurs licences. La première année est une année charnière où la construction intellectuelle et morale de l'étudiant prend
tout son sens. C'est là qu'il se responsabilise, qu'il apprend à gérer lui même son travail, ses études, sa vie. Pour un grand nombre
d'étudiants c'est aussi l'entrée dans la vie active puisque près de la moitié des jeunes de 18 à 25 travaillent à côté de leurs études.

• La nouvelle mission de l'Université, l'insertion professionnelle :

Les universités ont comme consigne de faire valoir une orientation active en lien rapproché avec le monde de l'entreprise.
Cette nouvelle mission favorise les cursus professionnels au détriment de la recherche. Les études sont désormais liés directement
à un métier, l'Université n'est plus un lieu de formation intellectuelle mais de formation professionnelle. La culture théorique est
directement visée, la réduction des cours magistraux et leurs remplacement par des travaux dirigés est l'une des mesures incluses
dans ce plan « Réussite en Licence ».

• Première année fondamentale :

La première année de licence devient un tronc commun unique pour l'ensemble des licences. Les contenus des premières
années de licences sont pour la plupart remplacés par des cours tels qu'Informatique, Méthodologie, Langues Vivantes, Expression
écrite et orale qui sont obligatoires. Les cours en amphithéâtre seront supprimés.

• Seconde année de consolidation :

La seconde année doit, comme son nom l'indique, consolider les acquis de la première année. L'étudiant devra maîtriser
au moins une langue étrangère, mettre en place un projet professionnel déjà débuté en première année et assister à divers
séminaires, forums et tutorats d'entreprises.

• Troisième année de spécialisation :

Début de la réelle spécialisation. Le contact avec le monde socio-économique est mis en avant avec un stage obligatoire
non-rémunéré de trois semaines. La licence compte désormais seulement 23 semaines de spécialisation contrairement à l'ancienne
licence qui en dénombrait 78.

• Contrat de réussite :

Lors de l'entrée à l'Université un contrat de réussite doit être signé par l'étudiant. Ce contrat oblige l'étudiant à réussir sous
peine d'être réorienté vers d'autres filières plus courtes et ce dès la fin du premier semestre.

• Le tutorat d'accompagnement ou d'enseignement supplémentaire :

Les étudiants ont désormais 5 heures supplémentaires assurés éventuellement par des étudiants de Master. Ces étudiants
non-expérimentés ne seront pas nécessairement rémunérés, ces heures de tutorat pouvant faire partie de leurs cursus et donc
soumis à notation.

• Orientation active :

Dès la terminale une orientation active est mise en place. Les bacheliers issus de cursus scientifiques ou économiques ne
pourront plus forcément faire d'études dans une université de Lettres et Sciences Humaines. Le contrat de réussite permet une
réorientation active et ce à chaque semestre.

• Mise en concurrence des universités :

Les universités ont désormais l'obligation de publier leurs taux de réussite ce qui les met en concurrence. De ce fait les
établissements universitaires ont tout intêret à trier leurs candidats afin de n'accepter que ceux ayant un fort potentiel de réussite.
L'orientation active cache en fait une sélection active et une concurrence accrue.

• Une application directe :

2008 : Le plan « Réussite en Licence » s'applique dès septembre pour la première année.
2009 : Le plan « Réussite en Licence » s'applique dès la rentrée pour les secondes années.
2010 : Le plan « Réussite en Licence » s'applique dès la rentrée pour les troisièmes années.
Dès février 2008 l'orientation active est mise en place pour les terminales. La favorisation du passage des licences vers des
cursus professionnels courts est mis en place dès septembre.

L'UNIVERSITÉ TELLE QU'ON LA CONNAÎT EST EN TRAIN DE DISPARAÎTRE, POUR PROTÉGER SON AVENIR MOBILISONS-NOUS.

La Loi LRU en 10 points clés

• Le Président d'Université :

Le président n'est pas nécessairement enseignant-chercheur. Il n'est plus élu par les trois conseils mais
uniquement par le Conseil d'Administration. Il obtient plus de pouvoir dont un droit de véto sur les recrutements.

• Le Conseil d'Administration :

Le Conseil d'Administration comportera 7 à 8 personnalités extérieures nommées par le président. Les
composantes de l'Université ne sont plus forcément représentées. Les personnels Iatoss voient leur poids fortement
réduit. Le CA empiète sur les rôles du CS et du CEVU.

• Les Conseils ( CS et CEVU ) :

Le rôle du Conseil Scientifique ( CS ) est réduit au profit du CA, il y a de ce fait risque d'arbitraire et de
clientélisme. Le Conseil des études et de la vie étudiante ( CEVU ) voit son rôle lui aussi réduit. Les deux conseils ne
«proposent» plus rien, ils seront parfois simplement «consultés».

• Les Enseignants-Chercheurs :

Le recrutement sera effectué par des comités de sélection créés par le Conseil d'Administration et composés
pour moitié au moins de membres extérieurs à l'établissement. Le président aura droit de véto sur ces recrutements.

• Les Obligations de service :

Les obligations de services sont désormais fixées par le Conseil d'Administration. La mission d'enseignement
peut être négiligée au bénéfice de la recherche. Les enseignements de licence peuvent n'être assurés que par des
chargés d'enseignements non universitaires.

• Les Personnels contractuels :

Le président peut recruter en CDI ou en CDD des contractuels pour occuper des emplois de catégorie A. Cette
disposition ouvre la voie à une défonctionnarisation des emplois de cadres et d'enseignants-chercheurs et permet de
refuser des emplois de fonctionnaires.

• Les Composantes :

La création et la suppression d'UFR sont désormais décidées par le CA. C''est la remise en cause du cadre
national des universités et la possibilité de dérives locales avec la suppression d'UFR et donc d'enseignements et de
postes d'enseignants-chercheurs.

• Le Budget :

La fusion des crédits budgétaires et des ressources propres fait courir le risque d'un désengagement de l'Etat en
le dédouanant de ses responsabilités. La vente de biens mobiliers et immobiliers devient une ressource possible des
universités.

• Le Patrimoine :

Les universités peuvent demander la propriété de leurs bâitments. Les universités peuvent désormais vendre ou
louer des bâtiments faisant partie des campus. Les chantiers de rénovation seront assurés par les universités sans
garanties d'aide de l'Etat.

• L'inscription :

Le dispositif d'orientation active devient obligatoire. Il y a risque de sélection déguisée. Les établissements
devront rendre publics leur taux de réussite ce qui tend à mettre en place une réelle concurrence entre les Universités.


La LRU donne plus de pouvoir aux présidents, permet d'instaurer une sélection active, risque d'introduire un
clientélisme politique au niveau des recrutements, donne la possibilité aux universités de vendre leurs locaux...

L'UNIVERSITÉ TELLE QU'ON LA CONNAÎT EST EN TRAIN DE DISPARAÎTRE, POUR PROTÉGER SON AVENIR MOBILISONS-NOUS.