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vendredi 21 décembre 2007

Trêve de Noël

Fidèles lecteurs bonsoir,

nous tenons à vous prévenir que pendant deux semaines les informations ne seront plus fournies quotidiennement. En effet chacun des auteurs de ce blog doivent répondre à des obligations, certains travaillent, d'autres rentrent dans leurs familles pour les fêtes et n'auront pas forcément d'accès Internet.

Cependant dès le lundi 7 janvier les informations sur le mouvement, l'état de la mobilisation et l'Université Paul Valéry redeviendront quotidiennes. Vous pouvez continuer de poster des commentaires, d'envoyer vos coordonnées pour rejoindre le mouvement ( mouvement.montpellier@gmail.com ) ou d'envoyer des idées sur la mobilisation ( mtp3.boite.a.idees@gmail.com )

Passez tous de bonnes fêtes,
on se retrouve en Janvier.

La commission Information/Tracts

Boite à idées

Une adresse email a été créée spécialement pour recueillir vos idées sur la mobilisation et les formes qu'elle doit prendre. Toutes les idées sont les bienvenues.

mtp3.boite.a.idees@gmail.com

Message d'un professeur de Montpellier III

"Hier mercredi matin, j'étais avec une centaine de mes étudiants de licence 3 à l'amphithéâtre A, à l'heure et lieu de notre cours habituel. A peine nous commencions à discuter, que je remarque tout en haut de l'amphithéâtre un individu étrange, debout, tout de noir vêtu. Je lui propose, s'il est étudiant, de s'approcher et s'asseoir. Il répond qu'il n'est pas étudiant. Je lui prie alors de quitter la salle, ce qu'il refuse en prétextant qu'il est un employé de l'université. Je lui demande alors, à plusieurs reprises, de m'indiquer son nom. Il refuse de le faire et il appelle plusieurs collègues (à juger par l'uniformité vestimentaire) qui prennent place dans l'amphithéâtre. Jugeant que la sécurité de mes étudiants et la sérénité d'une activité universitaire n'étaient plus garanties, mes étudiants et moi, nous quittonsla salle."

jeudi 20 décembre 2007

Jeudi 20

Rendez vous à 8H00 à la faculté de Lettre.

PROGRAMME :

  • Dès 08H15 : Petit déjeuner prix libre pour soutenir le mouvement


  • 09H00 : Assemblée Générale


  • 15H00 : Manifestation au départ de Paul Valéry, 15H30 au Peyrou


  • 21H00 : Manifestation nocture au départ de Paul Valéry



  • Petite précision pour les boursiers :
    Suite au mouvement contre le CPE le CROUS ne sanctionne pas les étudiants boursiers absents pendant les mouvements sociaux. En effet trop de procès ont été intentée au CROUS et tant qu'un mouvement étudiant existe (Faculté bloquée ou pas) le CROUS ne décompte pas les absences. Vous pouvez donc venir en Assemblée Générale sans craindre de perdre vos bourses. Vous pouvez toujours contacter le CROUS pour vérifier vous même cette information si vous pensez que cette information est fausse.

    mercredi 19 décembre 2007

    Motion votée au CA de mardi

    Le CA a voté hier la motion suivante par 26 oui, 24 non et 4 bulletins blancs dans un scrutin secret demandé par le président.

    « Le C.A. réuni ce jour regrette la gestion de la crise par la direction de l’université. L’équipe présidentielle a rendu difficile le dialogue avec les étudiants en décidant précipitamment de la fermeture administrative. Une telle décision prolongée pendant près de deux semaines a privé les étudiants et les personnels des lieux institutionnels de discussion et de débat, aboutissant de fait à la radicalisation du mouvement. Devant une telle situation de blocage, le recours aux forces de police (forcément générateur de violences) est alors présenté comme l’unique moyen de réouverture de l’université, alors qu’il est le résultat des décisions même prises par la direction de notre établissement. »

    Mails circulants sur la liste de diffusion de la Coordination Nationnale des Professeurs

    Selon jean-Louis Olive jlo@free.fr ou jean-louis.olive@univ-perp.fr

    Je viens juste d’avoir confirmation des faits :

    Deux étudiants de l’Université de Perpignan, Yann et Pierre, ont été arrêtés ce matin mercredi 19 décembre 2007 à 7 heures et à leur domicile au motif de « dégradations, vol et menaces de mort » (confirmé par leur avocat à 12 h 20). La police perquisitionne leurs deux domiciles en ce moment. Nous constatons avec stupeur et avec un très profond écoeurement que les motifs cités ci-dessus émanent d’une plainte formulée par M. Jean Benkhélil, Président de l’Université de Perpignan Via Domitia, soutenu par son conseil d’administration. Cette plainte figure en page d’accueil du site officiel de l’UPVD, une université qui crache sur ses étudiants !


    Il y a peu, le même Président, qui invitait les vigiles en blousons noirs (milices privées et non assermentées) sur le campus (coût 40 000 euros), attestait que c’était pour prévenir des heurs « entre étudiants », preuve aussi que, si l’amphi 4 était bloqué au titre de la demande d’abrogation de la LRU, l’amphi 3 était aussi bloqué au titre de la reprise des cours, et que, des deux groupes adverses (on n'a rien fait pour les rapprocher), on peut légitimement se demander lequel était le plus violent, ou lequel était réellement noyauté par des éléments extérieurs, ou extérieurs de l’intérieur à savoir des enseignants encartés…
    Quel que soit le degré (subjectif) de gravité des faits et l’étendue (réelle ou supposée) des dégâts (matériels pour l’administration, physiques pour la coordination étudiante), il y a un grave excès à porter plainte au pénal et à traiter des revendications politiques et des inquiétudes professionnelles en actes délictueux. Non seulement on interdit ou en empêche tout débat de fond sur la LRU, mais on considère comme une attitude coupable le fait d’oser la lire, l’analyser et la dénoncer comme une infâmie - elle-même produit d'une concertation "choisie" (CPU et non CP-CNU par exemple !).

    On assiste incontestablement à une grave criminalisation des luttes étudiants qui, même si elles ont usé de modes radicaux comme le blocage, ne relèvent pas pour autant du pénal et du délit de droit commun : à ma connaissance, quoi qu’en disent certains enseignants hystériques (qui ont eux-mêmes « débloqué » l’amphi 4 avec grande violence le mercredi 5 décembre), il n’y a eu de blessés que du côté des étudiants grévistes. Quant aux dégradations (tags et graffiti sur les murs de l’amphi, ou dommages d’une autre nature ?), il est facile de faire porter le chapeau a posteriori à ceux qu’on a déjà désignés, stigmatisés et criminalisés. D'autres dégradations ont été commises après les événements : commises par qui ? et pourquoi ?


    On a parfois honte de la corporation où nous devons cohabiter avec certains collègues que ne dérange aucunement l’idée de voir des jeunes gens turbulents arrêtés à demeure et au matin. Que ceux qui ont parlé de menaces de mort jurent que l’idée même ne vient pas d’eux ! ou plutôt le parjurent… Comment peut-on à ce point enseigner et haïr de concert ? Même les grands bavards syndicaux sont absents ou en retrait. Que se passe-t-il dans cette petite université ? et dans tout le pays ?

    Des décisions suivront. Je vous informerai ! Pour l’heure, je suis trop abattu pour continuer sereinement. Il n’y a toujours pas de coordination SLU à Perpignan. Demain peut-être…
    Je vais prendre l’air. Je reviendrai : on n’a pas le droit d’abandonner Yann et Pierre !
    JLO,

    Un enseignant en colère contre la LRU et ses portefaix locaux et localistes



    Message précédent :

    Selon Jean-Louis Olive ou

    Bonjour Cécile, bonjour à tous,

    Rectificatif : ce sont bien 2 étudiants (sociologie et études catalanes) qui ont été arrêtés par la police à leur domicile
    à Perpignan ce matin vers 7 h. Nous aurons d'ici une heure confirmation des motifs et saurons s'ils sont corrélés au dépôt
    de plainte que le Président de l'UPVD affiche en première page du site de notre université (lettre du 11.12.2007). Si faits
    et causes se corrèlent ainsi, nous aviserons et vous informerons des suites que nous comptons donner à cette nouvelle
    intrusion de l'Etat policier dans l'intégrité physique et morale des personnes qui sont nos étudiants et nos collègues.

    Un pas est-il encore franchi dans la ciminalisation des luttes étudiantes, dont le tort et l'intransigeance reposent sur le souci
    de l'avenir et la qualité de leur formation ? Mais la Présidence n'y voit que "dégradation" des locaux... encore sabotés ce
    week-end, alors que les grévistes avaient levé le camp bien avant (un peu téléphoné, non ?).

    Une pétition suivra : n'hésitez pas à diffuser largement l'info sur vos réseaux...

    JLO, un enseigant en colère contre la LRU et contre ses portefaix locaux et localistes...


    PS 1 : notre coordination "enseignante" tarde toujours à se mettre en place (après 6 semaines de grèves étudiantes et une
    évacuation musclée de l'amphi 4 par les profs le merdcredi 5 décembre 2007, de sombre mémoire chez nous !), mais
    des réunions (sans tutelle de la direction, enfin, peut-être) sont prévues demain... J'en rendrai compte.

    PS 2 : ce matin aussi, une permanente du Snesup en Fac de droit a envoyé bouler une étudiante qui venait lui apporter
    l'info ci-dessus (étudiants arrêtés) : "c'est pas mon problème", aurait-elle dit ! avouant "craindre pour son poste"...

    mardi 18 décembre 2007

    Vigiles à l'Université






    Communiqué de la vice-présidente du Conseil d'Administration

    Notre université traverse une crise difficile, liée à la loi LRU. Les personnels et les étudiants sont légitimement inquiets pour le devenir de l'université française. Or, dans notre établissement, aucune mesure n'a été prise pour faciliter les débats: l'analyse de la loi au Conseil d'administration a été tardive, la demi-journée banalisée pour les personnels est arrivée bien tard, elle aussi. Les discussions avec les étudiants n'ont pas eu lieu sur le fond.

    Quant à la gestion de la crise, elle accentue les clivages et augmente les tensions dans la communauté universitaire. C'est le choix de la violence qui l'a emporté. Faute de dialogue et de concertation, les personnels et les étudiants ont été destabilisés, malmenés, divisés. Le président, seul, a décidé de demander une intervention policière sur le campus. Il a choisi, seul, de réaliser sous le contrôle policier un simulacre de consultation, qui se révèle aujourd'hui inefficace, à moins que l'on continue dans l'escalade et que les forces de l'ordre ne reviennent pour une quatrième fois sur le campus.

    Il y avait une autre voie dans ces circonstances dont je ne nie pas qu'elles soient difficiles. Pourquoi ne pas avoir consulté le CEVU réuni pour les habilitations à l'heure où l'intervention policière a été décidée? Pourquoi ne pas avoir tenu le CA le lendemain? Pourquoi ne pas avoir consulté les vice-présidents et les directeurs d'UFR? Pourquoi ne pas avoir laissé la communauté universitaire s'exprimer et organiser son service d'ordre, comme cela a été proposé par certains d'entre nous? Ce qui nous divise aujourd'hui aurait pu nous rassembler et sans doute nos étudiants auraient-ils pu sortir la tête haute du conflit. Au lieu de cela, un silence pesant émaillé d'arrêtés et de communiqués contradictoires, un silence assez proche du mépris, face à une communauté qui, pourtant, se rassemblait dans un désir presque unanime de remettre en route l'institution.

    Telle n'est pas ma conception de la présidence. Pour moi, elle se doit de souder la communauté universitaire, de l'entraîner vers un projet clairement défini emportant l'adhésion de chacun, parce que chacun s'y reconnaît, y voit son rôle et les bienfaits qui en ressortiront pour tous. En cas de crise, un président consulte, écoute, rassure, galvanise pour agir. Il n'oscille pas entre la peur et la violence. En cas de crise, il ménage l'issue et reste dans une position qui vise à réconcilier.

    Pour moi, c'est la tête haute que je veux sortir de mes fonctions électives universitaires. Jamais on ne me fera croire que la force peut remplacer le dialogue. Jeudi, nous avons donné à nos étudiants un exemple pitoyable de démocratie, en les faisant voter sans liste d'émargement, sans accès au dépouillement et avec des cars de CRS dans le paysage proche. On me dit que beaucoup d'entre vous souhaitaient cette issue, On me dit que ma voix ne sera pas entendue. On me dit même qu'on pourrait rire de moi. Tant pis.

    J'ai beaucoup travaillé pour nous tous ces derniers temps, mais sans succès. Mon travail sur le budget et les préconisations que j'ai faites pendant ces dix-huit mois, sont restés sans échos. La lettre de cadrage, prête depuis huit semaines n'a pas été examinée. Il manque un million d'euros pour monter le budget. Lors de mon élection, le président a dit me confier la gestion des personnels. Je n'y ai jamais eu accès et j'ai vu, impuissante, le gâchis des compétences se faire sous mes yeux. Je n'ai rien pu faire non plus sur le redéploiement des postes enseignants et pour la maîtrise des heures complémentaires. Je n'ai pas été entendue sur la question du resserrement de l'offre de formation. J'ai été tenue écartée de la question des locaux pourtant brûlante au moment de la révision du contrat de Projet Etat Région, à l'heure où nous allons probablement perdre Saint-Charles et la Rue l'Abbé de l'Epée, et où il est question, peut-être, quand il y aura eu une délibération du CA, si on l'en saisit, de construire encore sur le Campus. Le contrat d'établissement, pour lequel j'ai fourni un énorme travail, ne soustend pas un projet qui pourrait remobiliser nos forces. L'interU va à la dérive et se noiera dans le PRES, si jamais ce dernier arrive à émerger. Seule la recherche, semble prendre la bonne voie, avec son regroupement d'équipes, sa nouvelle structuration, ses thèmes fédérateurs qui, s'ils ne se développent pas dans le PRES, trouveront leur place dans la MSH.

    Au-delà de la crise actuelle, le bilan est plus qu'inquiétant. Qui peut actuellement remettre en marche notre lourde machine? Le Président est-il en état de mobiliser la communauté universitaire? A-t-il encore sa confiance?

    Quant à moi, je sais que désormais mon travail est inutile, et que cautionner par ma présence dans l'équipe de direction ce qui vient de se passer sur ce campus m'est éthiquement impossible. Vous m'avez souvent entendu soutenir que mon travail était technique, qu'il suffisait de bien étudier les dossiers pour qu'émergent des solutions consensuelles, en un mot, que dans mon travail, je dépassais le politique. Aujourd'hui le politique me rattrape. C'est pourquoi je vous remets ma démission en vous remerciant de la confiance que vous m'avez accordée pendant ces longues années. Merci aussi à tous ceux avec lesquels j'ai travaillé et qui ont instruit avec moi les dossiers que j'avais en charge, faisant la preuve de leurs compétences et de leur goût du travail. Cela ne manque pas dans notre université, et c'est là-dessus qu'il faudra s'appuyer pour que l'université Paul Valéry retrouve la place qu'elle mérite.

    Marie-Paule MASSON

    Blocage

    Pourquoi le blocage n'a pas été mis en place ce matin ?

    Le président de l'Université Paul Valéry a fait appel à une société privée de vigiles pour assurer la "sécurité" dans la faculté. 23 vigiles extérieur et 13 personnels de sécurité incendie, manutentionnaires et autres de l'Université étaient présent ce matin sur la faculté. La consigne venant de la présidence était claire : Faire assurer la bonne tenue des cours à tout prix.

    Face à ça les grévistes ont choisis de ne pas bloquer ce matin pour éviter l'affrontement direct et prendre la température.

    Nous avons laissé le Conseil d'Administration se tenir normalement. La vice présidente de l'Université a démissionnée pour s'opposer à la gestion catastrophique de la crise par le président de l'UPV, Jean-Marie Miossec. Une motion a été voté par le Conseil d'Administration condamnant la gestion de la crise par la présidence. Les textes précis vous serons communiqués ici même dès que nous les obtiendront.

    Nous appellons à la mobilisation chaque jour, venez nombreux à 07H30 demain matin devant l'Université Paul Valéry.

    lundi 17 décembre 2007

    Assemblée générale du 17 Décembre

    Blocage revoté, mise en place dès demain matin.
    Rendez-vous devant l'Université Paul Valéry à 07H30 demain.

    Mardi 12H00 : Réunion du comité de mobilisation
    Mercredi 10H00 : Assemblée de Mobilisation
    Jeudi 09H00 : Assemblée Générale